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La danse une passion qui gagne du terrain au pays des pharaons

Ghada Choucri Mercredi 26 Septembre 2018-13:15:57 Jeunesse
 La danse une passion qui gagne du terrain au pays des pharaons
La danse une passion qui gagne du terrain au pays des pharaons

Laissez- moidanser, chanter, tout l'été, laissez -moi danser, ainsi a chanté la fameuse Dalida il y a de longues années. La danse a été toujours une passion qui libère l'âme du danseur ou danseuse et qui fascine le spectateur, chacun selon ses goûts. De la danse classique, folklorique, moderne ou contemporaine, on trouve nombre de danses qui touche chaque individu. C'est aussi un moyen d'expression, beaucoup dansent de joie.

 

Revenant un peu en arrière, la danse était omniprésente dans nos films égyptiens, notamment ceux en noir et blanc. Parmi ces danses les claquettes ou le tap dancing  qui était en vogue a cette époque.

De nos jours, le clap dancing revient et gagne du terrain. Leonie Hakim responsable de l'école des claquettes à l'Opéra du Caire, avait commencé son trajet il y a une vingtaine d'années. Elle a commencé l'école avec 4 étudiants seulement, aujourd'hui l'école compte presque 90 apprenants. Le Progrès Egyptien a rencontré l'artiste qui lui a accordé cette interview.

 

Progrès Egyptien: Raconte nous comment tout a commencé?

Léonie Hakim: D'abord il faut dire que je viens d'une famille artistique, mon père, mes tantes. Mon père était membre de la troupe de danse Reda puis il est allé en France ou il a appris le Tap dancing, puis aux Etats Unis et enfin en Italie où il a travaillé comme professeur des claquettes dans des écoles de danse. Enfin il a fondé son école. Mon père m'a appris toute sorte de danse, mais ce qui m'a fasciné de plus était le tap dancing. Quand j'étais à l'université, l'Opéra du Caire cherchait des formateurs pour une école de danse claquettes. L'artiste Ibrahim Akef et Ibrahim Boghdadi, un des grands noms dans ce domaine, avaient recommandé à Ratiba El Hefny, Lamie Hakim, mon père. C'était en 1999 que j'ai commencé en tant qu'assistante à mon père dans l'école de danse de l'Opéra. Quand mon père a voyagé en Italie, j'étais reponsable de l'école. Quelques années plus tard, l'Opéra Sayed Darwich à Alexandrie a ouvert une école des claquettes, et j'en étais aussi responsable jusqu'à aujourd'hui. Mon frère Léon Hakim travaille avec moi aussi en tant qu'assistant.   Vers la fin de l'année 2011, j'ai fondé une école de danse privée en continuant toujours ma mission à l'Opéra du Caire. Il faut admettre que le public des claquettes est beaucoup moins que les autres types de danses comme le ballet ou autres.

P. E: Comment les Egyptiens juge la danse de nos jours?

L.H: La mentalité égyptienne a beaucoup changé par rapport à la danse. Quand j'étais élève à l'école, mes camarades ne prenait pas ma passion au sérieux, puisque je passais la plupart de mon temps à l'école au théâtre. De nos jours, les mêmes camarades, qui sont devenues des mamans, et certains d'entre elles travaillent dans différents domaines, ont complètement changé d'attitude. Vous n'allez pas croire à quel point elles m'encouragent et sont une vraie source de motivation pour moi. Ce sont les mêmes personnes, mais le temps a changé et ainsi les mentalités. On trouve également le nombre des écoles de danse bondir, vue la croissance de la clientèle. La seule chose que je regrette, c'est que certaines écoles ne prennent pas le sujet en tant que passion, c'est plutôt, du business pour eux.

P.E: Comment vous estimez la danse en Egypte dans une quinzaine d'année?

L.H: Avec cette mentalité et la passion pour la danse, ça pourrait être extraordinaire. Ma seule préoccupation sera  les écoles de danses non professionnelle, et qui pourront donné une image négative de la danse, et qui pourront ruiner à la réputation des écoles professionnelles. On voit les centres de Fitness qui franchissent le domaine de la danse, bien que les deux soient différents. La danse n'est pas une sorte de fitness. Bien que ce dernier s'occupe de l'apparence extérieure du corps humain, la danse change l'esprit et touche l'âme des individus.

P.E: Et a propos des tranches d'âges qui s'intéressent à la danse?

L.H: J'ai des apprenants de l'âge de 3 ans et demi et jusqu'à 65 ans. J'ai une classe de Tap dancing formée de mamans et grand-mères, qui sont passionnées par claquettes et sont très motivées à ce type de danse, bien que ce type a besoin de fort muscles et être capable de tenir le coup le plus long possible. Parmi ce groupe, il y a l'ambassadrice, l'écrivaine et autres professions éminentes.

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