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14 juillet : Tensions et interpellations après le défilé et les sifflets adressés à Macron

Walaa Al-Assrah Mardi 16 Juillet 2019-12:56:43 Actualités Internationales
Tensions et interpellations après le défilé et les sifflets adressés à Macron
Tensions et interpellations après le défilé et les sifflets adressés à Macron

Des tensions après le défilé du 14 juillet et de nombreuses interpellations ont terni les festivités dimanche sur les Champs-Elysées, également marquées par des sifflets adressés à Emmanuel Macron, qui avait placé l’Europe de la défense à l’honneur de la parade militaire, rapporte l’AFP. Selon un bilan dressé dimanche à 17h00 par la préfecture de police de Paris, un total de 175 personnes ont été interpellées dans la capitale où les “gilets jaunes” avaient appelé à manifester.

Des dizaines de manifestants, qui ne portaient par de chasuble fluo, ont occupé dimanche en milieu d’après-midi le haut de l’avenue des Champs-Elysées ouverte au public après le défilé, et ont mis à terre de nombreuses barrières métalliques au milieu de la chaussée. Des poubelles ont été incendiées.

Les forces de l’ordre ont tiré à plusieurs reprises des gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, parfois mêlés aux badauds et pour certains les visages dissimulés. La situation retrouvait un semblant de calme en fin d’après-midi.

C’est la première fois depuis le 16 mars que de tels troubles se produisent sur les Champs-Elysées.

“Ce n’est pas sérieux de se retrouver dans cette situation à cause de quelques dizaines d’individus violents”, s’est agacé Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo, selon qui les manifestants étaient seulement “autour de 150, 200 personnes” entre “gilets jaunes” et black blocks.

Ironie de l’histoire: la brasserie Le Fouquet’s, qui avait été vandalisée le 16 mars lors d’une manifestation des “gilets jaunes”, a rouvert ses portes dimanche et a du être protégée par les forces de l’ordre.

Pour Emmanuel Macron, le défilé avait débuté dans la matinée par de nombreux sifflets venus de la foule au moment d’entamer la descente des Champs-Elysées en “command car”, tandis que d’autres spectateurs applaudissaient.

Parmi la foule s’étaient glissés plusieurs dizaines de manifestants. Trois figures du mouvement entamé le 17 novembre, Eric Drouet, Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont été interpellés et placés en garde en vue, le premier pour “rébellion”, les autres pour “organisation d’une manifestation illicite”, selon le parquet. Les deux derniers ont été relâchés dans l’après-midi.

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