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2013-2019… L’Egypte retrace la carte régionale

Nevine Ahmed Vendredi 12 Juillet 2019-23:08:30 Chronique et Analyse
 L’Egypte a enregistré une nette hausse au niveau des exportations du pétrole, soit 258% en 2019, parallèlement à une baisse des importations
L’Egypte a enregistré une nette hausse au niveau des exportations du pétrole, soit 258% en 2019, parallèlement à une baisse des importations

Beaucoup a été déjà fait et il faut continuer. Six ans durant, depuis la révolution du 30 juin et jusqu’à nos jours des changements structurels dans le pays ont été effectués. Les stratégies de redressement entreprises ont permis la mise en place de projets géants de développement et l’Egypte a réussi à retracer la carte régionale sur tous les plans, notamment économique. Le point.
Les enjeux auxquels l’Egypte s’est trouvée confrontée, étaient des plus délicats et des plus compliqués. Il y avait beaucoup à faire et tant a été réalisé au niveau de la routine, de la bureaucratie et de la corruption administrative. Et pour bien faire asseoir une vraie démocratie, il fallait atteindre une nette croissance, un développement social et une performance économique satisfaisante qui étaient de mise. De nombreux projets ont été donc lancés pour tenter de réaliser le développement économique escompté et par conséquent, contribuer à améliorer le bien-être et la qualité de vie des personnes et des ménages.
De grands rêves et des avancements économiques ont changé la donne. D’un pays qui relevait de grands enjeux à la lumière d’une situation compliquée, à une nation qui assure la sécurité et la stabilité pour toutes les régions avoisinantes. Et par ses projets, l’Egypte a réussi à se rebâtir et à se faire une place sur l’échiquier régional, continental et international.
Le progrès a touché presque tous les secteurs : énergie, industrie, reconstruction, tourisme, etc…
Jour après jour, la performance s’améliore et les succès se multiplient, constatent les observateurs. L’Egypte a changé de stratégie. Si elle a décidé de combattre le terrorisme par le reconstruction, aussi au niveau des autres secteurs, le pays a décidé de relever les défis économiques par davantage de projets et d’exploits.
Le programme de réforme économique entrepris par l’Etat et les étapes sérieuses réalisées, n’ont pas eu leurs répercussions sur le plan local uniquement, mais ont également eu leurs effets sur les pays de la région et notamment les pays africains. La Banque Mondiale n’a-t-elle pas écrit dans son rapport évaluant l’économie égyptienne en décembre 2018, que les démarches réformatrices égyptiennes sont un modèle à suivre et qu’il fallait aux pays de la région en bénéficier. 
Dans les lignes suivantes, nous vous présentons quelques-uns des exploits remarquables dont l’objectif est, d’une part, assurer des emplois et améliorer la courbe du chômage, et de l’autre, avancer et rebâtir le pays. Et c’est dans cette perspective que tout redressement et développement réalisé, sa durabilité est certainement garantie aux prochaines générations, comme affirment les experts, ce qui a poussé les Nations Unies à inviter l’Egypte à présenter à d’autres pays son expérience dans le domaine du développement durable. Ce n’est donc pas par hasard que les agences économiques et financières mondiales ont décidé de hausser la note de l’Egypte et de lui donner un classement positif.
Pour réaliser la justice sociale, qui était à la tête des priorités du gouvernement, il était nécessaire de rationaliser la subvention sur les matières pétrolières, ce qui a contribué à corriger la structure de la tarification du carburant, ce qui a été au profit du citoyen simple qui a enfin bénéficier de la subvention, qui devait être dirigée à son profit depuis bien longtemps.


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Un protocole de partenariat a été récemment signé par la société japonaise “Nissan” et la compagnie égyptienne d’automobile “Al-Nasr”. En vertu de cet accord une coopération entre les deux parties sera établie pour l’assemblage de ces voitures sur le plan local, ce qui contribuera au développement de l’industrie automobile en Egypte.

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Des entretiens égypto-chinois pour investir près de 6 milliards de dollars dans les industries pétrochimiques.

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L’Egypte pourra exporter 12 millions de tonnes de gaz naturel, d’un montant de 2 milliards de dollars au cours de 2019-2020. Notons également que l’Organisme du pétrole a réussi à injecter 91,3 milliards de LE. à l’Etat au cours du nouvel exercice financier.

4

L’Egypte a réussi à mettre en place 430 projets dans le secteur du transport, avec un coût de 154 milliards de LE.

5

L’Egypte a enregistré une nette hausse au niveau des exportations du pétrole, soit 258% en 2019, parallèlement à une baisse des importations.

6

La firme indienne “Sanmar” investit près de 2 milliards de LE. dans l’expansion d’une usine de pétrochimie à Port-Saïd.

7

Le projet de pisciculture du ton bleu sera bientôt achevé. Ce projet est établi dans la zone de Gargoub à Matrouh. Le poids d’un seul poisson pèse 60 kg.

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25 millions de dattiers ont été plantés, et ainsi l’Egypte a réussi à ouvrir la plus grande plantation de dattiers dans le monde.

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La firme saoudienne “ACWA Power” a investi 3 milliards de dollars en Egypte dans le secteur de l’énergie.

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L’Egypte remporte le prix de la meilleure destination touristique pour les Américains. Un taux de croissance de 145% a été enregistré en 2018.

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La société “Al-Nisr” pour le transport et l’industrie pneumatique des véhicules a été rénovée et modernisée. Une nouvelle usine a été mise en place pour couvrir la consommation locale. La compagnie a commencé à exporter ses produits vers l’Afrique ainsi que vers d’autres pays du monde.

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Croissance des exportations pharmaceutiques de l’Egypte pour atteindre 8 milliards de LE. en 2018.

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L’Egypte a commencé à exporter près de 2000 autobus électriques. L’usine 200 a, quatre ans durant, réussi à produire ces autobus selon un taux d’industrialisation locale estimé à 45%.

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La Chine vient d’injecter de nouveaux investissements d’un montant de 5 milliards de dollars dans la région d’Al-Sokhna, pour développer la seconde phase de la zone industrielle “TIDA” et ainsi assurer 25000 emplois.

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