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A Monaco, tout l’or des pharaons

Dalia Hamam Jeudi 06 Septembre 2018-16:51:16 Archéologie
A Monaco, tout l’or des pharaons
A Monaco, tout l’or des pharaons

Selon le site Telerama, des pièces vieilles de cinq mille ans jamais sorties d’Egypte, des trésors de joaillerie… A Monaco, un éblouissant voyage dans un pays où l’or abondait.des roches d’or, d’argent, de turquoise, de lapis-lazuli ou de cornaline en guise de prologue. Le Forum Grimaldi de ­Monaco a choisi de raconter l’Egypte des pharaons à travers l’orfèvrerie et la joaillerie. Et de confier cette insolite expo­sition à Christiane Ziegler, immense égyptologue qui officia jadis à la tête du département des antiquités égyptiennes au musée du Louvre, dont elle est la directrice honoraire. Le résultat se révèle éclatant. Grâce à sa scénographie, tout d’abord, qui donne aux visiteurs le sentiment de déambuler sur un tapis de sable, au cœur d’une pyramide aux parois d’un bleu profond, fourmillant de trésors. Grâce, ­ensuite, aux choix des œuvres, exceptionnelles pour beaucoup. Certaines, vieilles de cinq mille ans, n’étaient jamais sorties d’Egypte. Comme ce collier d’une modernité à couper le souffle avec ses vingt-quatre coquilles d’or semblables à des carapaces d’escargot. Mais « L’or des pharaons » ­regorge aussi de sarcophages, de masques funéraires, de pièces de mobilier travaillées à la feuille d’or, de bas-­reliefs ou de statues figurant dieux, rois, reines, fonctionnaires parés de toutes sortes de bijoux. De quoi plonger les visiteurs au cœur de la société égyptienne en remontant le fil de ses différentes périodes, de l’époque thinite (3100-2700 av. J.-C.) à la troisième période intermédiaire (1069-664 av. J.-C.) en passant par le Moyen Empire de Sésostris (2033-1710 av. J.-C.) ou le Nouvel Empire (1550-1069 av. J.-C.) d’Akhenaton ou de Ramsès II. Au cours de ces deux mille cinq cents années, la place, et l’importance, de l’or et des gemmes ne s’est jamais ­démentie au sein de l’empire, qui en regorgeait. « En Egypte, l’or pur est comme la poussière des chemins », s’extasiait un prince oriental dans une lettre datant de 1350 av. J.-C. Assimilé à la chair des dieux, le précieux métal était autant porté par ces derniers que par les humains, par les vivants que par les morts, par les hommes que par les femmes de l’élite, marquant ainsi la classe sociale et le rôle de chacun. Mais aussi la virtuosité des artisans, également au cœur de cette exposition qui tient parfois du feu d’artifice. Riche d’un masque funéraire et des sandales d’or du pharaon Psousennès 1er (1043-991 av. J.-C.), d’un collier de plus de 4 kilos ou d’une coupe d’or et d’argent où s’ébattent quatre nageuses au milieu des poissons, le bouquet final illumine l’ensemble de mille feux. Ne reste plus qu’à prendre date pour les prochaines manifestations consacrées à l’Antiquité égyptienne au musée de Grenoble et au Grand Palais, à Paris. En espérant qu’elles placeront la barre aussi haut !

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