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Avec la méditation, l’adolescence en pleine conscience

Mercredi 28 Mars 2018-21:43:13 Jeunesse
Avec la méditation, l’adolescence en pleine conscience
Avec la méditation, l’adolescence en pleine conscience

La méditation pourrait diminuer la réactivité au stress, un facteur de prédisposition, chez les adolescents, aux troubles anxieux ou dépressifs. Un projet primé par la Fondation Leenaards va en étudier les effets sur des jeunes entre 13 et 15 ans.

Une plasticité cérébrale stupéfiante, mais aussi une sensibilité exacerbée: l’adolescence, période de grande vulnérabilité, peut se révéler le creuset de maladies psychiques, notamment en raison d’une réactivité au stress accrue. Pour prévenir l’apparition de troubles mentaux à l’âge adulte, de nombreuses recherches prônent désormais la mise en place d’interventions précoces, en cas de signaux d’alerte tels qu’angoisses récurrentes, hyperactivité, troubles du sommeil ou encore labilité émotionnelle.

Tout juste récompensé par le Prix scientifique 2018 de la Fondation Leenaards, un projet regroupant trois médecins de Genève et Lausanne vise à déterminer si la méditation de pleine conscience peut améliorer la santé mentale des adolescents, mais également si elle est en mesure d’influencer les circuits neuronaux impliqués dans la réactivité au stress chez les jeunes très anxieux. Car si différentes études ont déjà pointé du doigt les effets bénéfiques de la méditation, les mécanismes d’action de cette méthode restent, eux, encore largement incompris.

«L’adolescence est une période de développement critique, à la fois biologiquement et socialement, décrit Camille Piguet, clinicienne et chercheuse au sein du département de Psychiatrie de l’Université de Genève et responsable de l’étude. Le cerveau n’atteint sa pleine maturité que vers 20 ou 25 ans, et l’on sait que les parties préfrontales, indispensables à la régulation des émotions, sont les dernières à terminer leur maturation, alors que les zones limbiques sont, elles, hyperactives. Ces phases sont propres à l’adolescence, mais certains jeunes sont plus vulnérables et présentent davantage d’anxiété. Notre idée était de pouvoir leur offrir, à travers un entraînement à la pleine conscience, un outil de prévention qui soit bien accepté par cette tranche d’âge, car les adolescents se montrent souvent réticents aux formes de traitement conventionnelles, notamment médicamenteuses.»

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