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Barbie version 2019, livres jeunesse : comment lutter pour les droits des femmes dès l'enfance

Ghada Choucri Mercredi 13 Mars 2019-12:25:43 Jeunesse
Barbie version 2019
Barbie version 2019

La journée de lutte pour les droits des femmes commence dès le plus jeune âge, en donnant de bons conseils aux plus jeunes. C'est notamment le mot d'ordre de la nouvelle campagne Barbie pour les 60 ans de la poupée iconique.

Vous pouvez devenir ce que vous voulez. C'est en substance le message de Barbie version 2019. Pour son anniversaire, Mattel met à l'honneur six métiers souvent conjugués au masculin: réalisatrice-productrice, astronaute, journaliste, pilote, footballeuse et pompière

Cette campagne de sensibilisation n'est pas anodine. Barbie c'est un milliard d'exemplaires vendus partout dans le monde depuis sa création. Et une poupée beaucoup critiquée, pour ses mensurations irréalistes ou encore les domaines professionnels qu'elle a promus. On se souvient de Barbie danseuse étoile, sirène ou vétérinaire. Mais aussi ses centres d'intérêt aussi, la mode, le luxe, les vacances.

C'est donc aussi un moyen pour Mattel de remonter un peu son chiffre d'affaire.

Côté littérature aussi on combat les stéréotypes

Le livre jeunesse a un grand rôle à tenir. Il représente le quart du marché du livre français. Et malgré 70% d'autrices, le secteur reste en proie aux stéréotypes et aux clichés, avec même des contes dédiés aux filles et d'autres aux garçons.

Mais le changement arrive doucement. Chez Albin Michel par exemple, avec l'ouvrage Nils, Barbie et le problème du pistolet. L'histoire d'un petit garçon qui adore les Barbie mais qui ne le dit pas car son père et ses copains se moquent de lui.

Autre ouvrage intéressant, chez Arènes, Histoires du soir pour filles rebelles, 100 destins de femmes extraordinaires.

La Charte des Illustrateurs et Auteurs Jeunesse vient d'ailleurs de lancer un nouveau prix littéraire contre les stéréotypes Egalité Jeunesse. Et c'est le livre Appelez moi Nathan qui a gagné hier soir, aux éditions Payot.

Dans la vraie vie, les stéréotypes ont la vie dure

Les stéréotypes commencent avec les études. On trouve 70% de femmes en sciences humaines, 85% en social et paramédical. Mais beaucoup moins dans des filières dites plus masculines: elles représentent à peine le tiers des effectifs en sport et en sciences, seulement un quart en études d'ingénieur.

Une tendance que l'on retrouve ensuite dans le monde du travail.Les femmes ont beau représenter près de la moitié de la population active aujourd'hui en France, elles restent cantonnées à certains types de métiers.

Aides à domicile et aides ménagères avec 97,7% de femmes, secrétaires, 97,6% de femmes, ou encore employées de maison pour 94,3% d’entre-elles.

On trouve ensuite les aides-soignantes, les infirmières, les sages-femmes, les comptables et les vendeuses entre autres.

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