Cameroun : Au moins huit enfants tués dans l’attaque d’une école à Kumba

Walaa Al-Assrah Lundi 26 Octobre 2020-11:16:49 Actualités Internationales
 Douze autres ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux locaux
Douze autres ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux locaux

Huit enfants ont été tués et une douzaine d’autres  blessés samedi dans l’attaque de leur salle de classe  dans une école du Cameroun, un crime “horrible” vivement condamné par la classe politique camerounaise et l’Union africaine, rapporte l’AFP.

Des hommes armés - “un groupe de neuf assaillants terroristes” selon une source proche de la police - ont fait irruption dans le collège Mother Francisca International Bilingual Academy, à Kumba dans la région du Sud-Ouest du Cameroun. Habillés en civil, ils sont arrivés à moto selon un parent d’élève qui se trouvait près de l’école (Reuters).

Ils ont ouvert le feu sur les élèves âgés de 9 à 12 ans présents dans la salle de classe :  “J’entendais des gens crier et pleurer” a dit un témoin qui se trouvait dans la salle de classe voisine. Certains enfants se sont blessés en sautant par les fenêtres du deuxième étage (toujours selon Reuters).

“Au moins huit enfants ont été tués par des coups de feu et des attaques à la machette. Douze autres ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux locaux”, a indiqué le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) au Cameroun dans un communiqué.

“Il n’y a pas de mots pour le chagrin ni de condamnation assez forte pour exprimer toute mon horreur face à l’attaque brutale qui a visé des écoliers en école primaire (...) alors qu’ils étaient assis, en train d’apprendre, dans leur salle de classe”, a tweeté Moussa Faki Mahamat, président de l’Union africaine.

“Je condamne sans réserve, les actes de barbarie commis ce jour à Kumba. Assassiner des enfants qui vont apprendre c’est s’attaquer aux fondements même de notre Nation” a pour sa part réagi le ministre de la Santé publique du Cameroun, Malachie Manaouda.

L’attaque de Kumba n’a pas encore été revendiquée et les assaillants n’ont pas encore été identifiés officiellement par les autorités. 

“Ces gens (les agresseurs) seront rattrapés par tous les moyens. Je dis bien par tous les moyens”, a néanmoins prévenu Chamberlin Ntou’ou Ndong, préfet du département de la Mémé, touché par l’attaque.

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