Covid : A Marseille, restaurateurs et élus en colère, fermeture repoussée d’une journée

Dalia Hamam Dimanche 27 Septembre 2020-11:46:46 Actualités Internationales
Le ministre de la Santé Olivier Véran en visite à l'hôpital de La Timone à Marseille, le 25 septembre 2020
Le ministre de la Santé Olivier Véran en visite à l'hôpital de La Timone à Marseille, le 25 septembre 2020

Annoncée pour samedi, la fermeture des bars et restaurants dans la métropole Aix-Marseille interviendra finalement à partir de ce dimanche soir: en visite à Marseille pour défendre une annonce qui a suscité un tollé, le ministre de la Santé a défendu une mesure “nécessaire”.

Le virus continue de progresser dans le pays avec près de 15.800 nouvelles contaminations en 24 heures, selon les dernières données vendredi soir.

D’après l’AFP, le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur Renaud Muselier a vendu la mèche en début de soirée après une réunion avec le ministre et des élus en préfecture: la fermeture tant redoutée aura finalement lieu “à partir de dimanche soir”. « C’est pas énorme mais c’est déjà quelque chose”, a aussi salué à la sortie de cette réunion Maryse Joissains, la maire LR d’Aix-en-Provence, se félicitant que les restaurateurs aient obtenu plus de temps pour “écouler leurs stocks”.

Depuis l’annonce par le gouvernement du placement de Marseille, qui détient le record de France métropolitaine du taux d’incidence de la maladie le plus haut (à 281 cas pour 100.000 selon les autorités), en “zone d’alerte maximale”, et de la fermeture pour 15 jours des bars et restaurants, la ville, ses voisines, leurs élus et les professionnels étaient dans une colère noire, fustigeant des mesures prises sans concertation.

Vendredi matin, plusieurs centaines de restaurateurs et cafetiers soutenus par des élus, avaient crié leur mécontentement devant le tribunal de commerce de Marseille, où ils disent craindre de devoir bientôt déposer le bilan, selon le patron local de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie Bernard Marty.

Devant le tribunal de commerce, Hugo Chauffournier, gérant d’un bar sur le Vieux-Port, a assuré vouloir continuer à “militer démocratiquement pour le moment”. “Mais si ça ne marche pas il va falloir penser à d’autres solutions”, a-t-il mis en garde. “On ne peut pas se permettre de tergiverser”, leur a répondu dans l’après-midi Olivier Véran, en visite dans la deuxième ville de France. “J’ai parfaitement conscience que certaines des mesures font débat (…) soulèvent des inquiétudes, des interrogations, voire de la colère”, a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse à l’hôpital public de la Timone.

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