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Education : le "slow parenting", la tendance pour ne plus dire "dépêche-toi" à vos enfants

Ghada Choucri Mercredi 13 Mars 2019-12:23:51 Jeunesse
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le "slow parenting"

 

"Dépêche-toi de te brosser les dents sinon on va arriver en retard à l'école !". Les enfants entendent bien souvent ce type d'injonctions, qui génèrent chez eux un stress néfaste. Des solutions existent.

 

Vous avez sans cesse l'impression de courir après le temps avec vos enfants ? Entre le lever, le départ à l'école, les activités extra-scolaires, les devoirs, le repas, le bain, le coucher… Les parents ont souvent le sentiment de stresser toute la journée, et d'y entraîner leurs enfants. Pourquoi ne pas essayer le "slow parenting", autrement dit cette manière venue d'outre-Atlantique qui consiste à éduquer en prenant son temps.

En finir avec le "Dépêche-toi". En France, le "slow parenting" devient de plus en plus tendance. Bon nombre de parents en ont assez de répéter "Dépêche-toi" à leurs petits. Ces deux mots génèrent du stress pour un être qui, avant l'âge de 7 ans, n'a pas acquis la notion du temps, selon les scientifiques.

Europe 1 a rencontré Aurélie, mère de deux enfants âgés de 2 et 5 ans, qui a suivi une formation pour arrêter de stresser ses enfants. "J'ai arrêté de dire 'dépêche-toi' à mes enfants il y a à peu près un mois. On a déterminé ensemble l'enchaînement des choses", explique cette mère de famille. Elle a donc sondé ses enfants sur le rythme qu'ils souhaitaient avoir : "Le matin, qu'est-ce que tu préfères : prendre ton petit déjeuner d'abord et t'habiller ensuite, ou l'inverse ?" 

Des outils pour se faciliter la vie. La famille a aussi eu recours à des astuces pour régler leurs enfants. "Mon mari a eu l'idée de mettre une petite sonnerie, et là, les enfants courent dans la salle de bain pour se brosser les dents. Finalement, tout le monde part à l'heure, tous les jours", se réjouit Aurélie.

Le stress peut nuire au développement de l'enfant. Pour la pédiatre Catherine Guégen, le "slow parenting" n'est en aucun cas une façon laxiste d'élever ses enfants, puisque les neurosciences démontrent qu'un stress fort peut détruire certaines parties du cerveau, et qu'au contraire, la bienveillance le booste. "C'est absolument prouvé scientifiquement", insiste la spécialiste. Le stress "modifie les molécules cérébrales, et agit également sur l'expression de certains gènes. Les enfants ont un cerveau très fragile et très malléable", précise Catherine Guégen.

Nos conseils. Alors quelles solutions les parents peuvent-ils mettre en place progressivement pour se déstresser au quotidien ? Il est par exemple conseillé de prévoir une demi-heure le matin à votre enfant pour s'habiller, avec une pile de vêtements préparés la veille. Si les adultes n'ont besoin que de dix ou quinze minutes maximum pour cette tâche du matin, cela est bien trop court pour un enfant. 

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