Et les journalistes en herbe se lancent

Ghada Choucri Mercredi 28 Mars 2018-20:55:55 Jeunesse
Et les journalistes en herbe se lancent
Et les journalistes en herbe se lancent

La danse, la musique, l'art se taillaient la part du lion au Festif, festival égyptien du théâtre international scolaire, tenu du 22 au 25 mars au collège du 

Sacré Cœur Ghamra. Pourtant, il y avait des jeunes qui n'ont pas laissé leurs jambes à l'air pour danser. Durant les quatre jours du festival, ces ardents venaient les premiers et étaient les derniers à quitter. Ce sont les élèves du Collège de La Salle Daher. Avec M. Thibault, ces jeunes ont réalisé un petit journal quotidien pour les visiteurs du festival. A noter que ces jeunes avaient suivi une formation aux locaux du Progrès Egyptien. 

M. Thibault, professeur au collège, a animé cette équipe juvénile de journaliste. «L'objectif du journal est de transmettre l'ambiance du festival, faire des entretiens avec les comédiens, critiquer les pièces présentées, etc.», explique M. Thibault. Selon le professeur, un deuxième objectif existait, celui d'apprendre à ces élèves comment critiquer d'une manière professionnelle mais aussi plus au moins objective. «Je leur ai expliqué que ça ne devrait pas être pour flatter, ni pour attaquer quelqu'un qu'on aime ou on déteste», lance l'animateur de l'équipe. Selon M. Thibault, l'équipe compte six jeunes garçon et  une fille d'Alexandrie, notamment pour les photos. 

«Il s'agit de notre première expérience au monde réel du journalisme», lance un des journalistes en herbe. Le jeune enthousiaste, explique que c'est la première fois pour eux de travailler sous pression, où il est demandé de l'équipe de réaliser nombre d'articles, d’interviews, de critique de pièces théâtrales, et ce, chaque jour, pour imprimer le tout dans un journal format A3 recto-verso, soit quatre pages format A4. 

«On a découvert de nouvelles choses. On a amélioré notre langue française, ainsi pour notre style d'écriture», racontent les jeunes. Toutefois, il ne s'agit pas uniquement de la langue, ces jeunes ont pu s'épanouir autrement. «On a profité également au niveau social. On sait maintenant comment s'adresser aux autres notamment les jeunes, puisque la plupart des festivaliers sont des jeunes. On a réussi aussi à faire de vrais interviews avec les élèves acteurs ou professionnels. La critique des pièces est un ajout aussi», estiment-ils. 

Selon eux, ils n'étaient pas choqués, l'équipe s'attendait à cela, pourtant les deux premiers jours étaient les plus difficiles, puis c'était mieux pour ces jeunes.  «Presque six pièces par jour, pour en parler, faire la critique, préparer les photos, c'était difficile, faire attention aux fautes et au délai pour imprimer notre journal, cela c'est aussi nouveau et stressant, avec l'aide de M. Thibault, on a réussi à tenir le coup», ont-ils conclu.

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