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Investissements : L’Égypte, le pays africain le plus attractif

Marwa Mourad Lundi 24 Septembre 2018-13:34:07 Economie
Investissements : L’Égypte, le pays africain le plus attractif
Investissements : L’Égypte, le pays africain le plus attractif

L'Afrique reste une destination privilégiée pour les investisseurs. C'est un fait, et un mouvement qui semble s'ancrer dans le temps. Pourquoi cet engouement ? La raison est simple : le monde entier a le regard tourné vers l'Afrique, son milliard d'habitants et sa classe moyenne émergente. Pour la huitième édition de son rapport publié ce 12 septembre Où investir en Afrique en 2019, la banque d'affaires sud-africaine Rand Merchant Bank (RMB) dévoile une liste de dix pays les plus attractifs.

L'Égypte, qui a conservé sa première place à laquelle elle avait accédé l'année dernière, doit essentiellement son rang à l'importante taille de son PIB et de son marché intérieur. En mai dernier, le FMI avait estimé que l'Égypte commençait « à récolter les fruits de son ambitieux programme de réformes économiques qui était politiquement difficile ». En échange d'un plan d'aide international, le gouvernement égyptien s'est engagé à mener des réformes drastiques, adoptant une nouvelle taxe sur la valeur ajoutée (TVA), taillant dans les subventions publiques allouées à l'énergie et libérant en novembre le taux de change de la livre égyptienne. Si la croissance du PIB doit passer de 4,2 % en 2017 à 5,2 % en 2018, selon le FMI, les retombées pour les Égyptiens se font toutefois encore attendre.

Axée sur l'infrastructure en Afrique, à la fois les défis qu'elle pose et les opportunités qu'elle présente, cette publication annuelle est tirée des données les plus récentes sur l'environnement macroéconomique et commercial des 53 pays couverts. En faisant référence au PIB réel comme principal critère, la RMB exclut d'emblée du classement certaines économies africaines disposant d'un bon environnement des affaires et très prisées par les investisseurs, comme l'île Maurice, la Namibie, les Seychelles et le Botswana.

Les coauteurs de la publication et les analystes de RMB Africa, Celeste Fauconnier et Neville Mandimika, ont mis l'accent sur le besoin d'infrastructures efficaces, car ils estiment qu'une infrastructure efficace est essentielle pour découvrir les opportunités et libérer le potentiel de croissance de l'Afrique. Selon la Banque mondiale, l'absence d'infrastructures efficaces réduit le taux de croissance moyen par habitant de l'Afrique de 2,6 % et pèse lourdement sur le développement humain.

Et Céleste Fauconnier d'expliquer que « les estimations les plus récentes des besoins en infrastructures de la Banque africaine de développement (BAD) se situent entre 130 et 170 milliards USD par an, mais les capitaux disponibles sur le continent sont insuffisants pour y parvenir ». Elle a ajouté que la bonne nouvelle est que ce manque à gagner représente une opportunité pour les entreprises impliquées dans le développement ou le financement de projets d'infrastructure.

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