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Invitation à plonger dans l'univers des reines légendaires

Dalia Hamam Jeudi 03 Mai 2018-18:22:13 Archéologie
Exposition égyptienne au musée Pointe-à-Callière de Montréal
Exposition égyptienne au musée Pointe-à-Callière de Montréal

Avec TV5Monde

Le musée Pointe-à-Callière de Montréal organise actuellement une prestigieuse exposition dédiée aux reines d'Egypte qui durera de 10 avril jusqu'au 4 novembre 2018. Le musée offre une belle opportunité pour contempler plus de 350 objets dont des statues monumentales, des fresques, des sarcophages, des objets funéraires et des bijoux appartenant aux reines légendaires telles que Néfertari, Néfertiti et Hatchepsout.

Ahmès-Néfertari, Hatshepsout, Néfertiti, Néfertari, Isisnefert, Touy, la mère de Ramsès II, Tiyi, la mère d’Akhénaton, elles sont les noms les plus connus dans l'histoire de l'Egypte ancienne et dont l'exposition renferme plusieurs de ses artefacts, d'où la plupart de ces pièces proviennent du musée égyptien de Turin.

Selon TV5Monde, l'exposition montre que la femme égyptienne ancienne «La femme était bien plus libre et présentait dans la civilisation égyptienne qu’elle ne l’a été dans la Grèce antique ou à Rome. Elle pouvait boire, manger en public et transmettre son héritage»,explique Francine Lelièvre, directrice du Musée Pointe-à-Callière. Elle n’hésitait pas non plus à comploter contre les tenants du pouvoir pour les renverser.«Elle détenait un pouvoir très fort de complot, d’attentat contre la vie du roi afin de mettre sur le trône ses enfants», renchérit Alessia Fassone, conservatrice, au musée Egizio de Turin.

La femme égyptienne pouvait divorcer, elle avait une égalité juridique avec les hommes, elle pouvait être propriétaire d’un domaine agricole, être prêtresse, etc. Et les mères des pharaons ou leurs grandes épouses royales avaient également un rôle actif dans la gestion du royaume: beaucoup ont gouverné, elles aussi, ou étaient de précieuses conseillères pour le pharaon. Hatshepsout deviendra même pharaon. Sans oublier les couples mythiques qu’ont été Néfertiti et Akhénaton, ainsi que Néfertari et Ramsès le Grand -il l’élèvera même au rang de divinité comme lui et ne se remettra jamais vraiment de sa mort, il lui fera construire le tombeau le plus somptueux pour une reine dans la Vallée des Reines et la fera aussi représenter à ses côtés dans l’extraordinaire temple d’Abou Simbel. Les Egyptiens vénéraient également de nombreuses déesses, Isis, Sekhmet, Hathor, Bastet, Maât (qui veille à l’équilibre du monde). 

La tombe de Néfertari est la pièce maîtresse

La pièce maîtresse de cette exposition est sans conteste la salle qui reproduit le tombeau de la reine Néfertari dans laquelle le visiteur découvre ce qu’il reste de son sarcophage en granit et plusieurs des objets qui ont été retrouvés dans sa tombe. Le tout a été découvert en 1904 dans la Vallée des Reines par l’archéologue italien Ernesto Schiaparelli, qui a été directeur du musée turinois. 

Une douzaine de sarcophages magnifiquement bien conservés sont aussi exposés, ainsi qu’une momie et les ustensiles dont les embaumeurs se servaient pour momifier les morts: le visiteur comprend ainsi l’importance que la vie éternelle tenait dans cette civilisation égyptienne. 

En plus de ces salles consacrées à la vie éternelle, l’exposition consacre tout un espace au harem, ce qui permet au visiteur d’entrer dans le quotidien de ces reines et ces princesses, femmes et sœurs du pharaon. «La vie dans le harem ne ressemble pas à celle des harems dans le monde arabe: la femme y est libre, elle y passe du bon temps, les enfants vivaient-là également et c’était un lieu de vie agréable», précise Francine Lelièvre. Le savon n’existait pas à l’époque, mais les femmes disposaient de toutes sortes de produits pour prendre soin de leur corps et de leur beauté, des produits que le visiteur peut découvrir dans cette salle: crèmes et onguents pour nourrir la peau, fards, poudre et le légendaire khôl, peignes pour les cheveux, parfums et bijoux somptueux. Mais le harem royal n’était qu’un lieu de festivités et de plaisirs divers: il intégrait une école pour les enfants, on y menait aussi des activités agricoles et on y produisait des textiles et des produits artisanaux. 
Cette salle de l’exposition nous offre une incursion intime dans cet univers où la femme égyptienne, plus particulièrement la grande épouse royale, régnait sans partage.

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