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Irak : Le concert de l’espoir avec des femmes réfugiées

Test Acount Lundi 14 Janvier 2019-13:42:44 Photo du jour
Le concert de l’espoir avec des femmes réfugiées
Le concert de l’espoir avec des femmes réfugiées

Un concert avec un orchestre composé de femmes réfugiées, c’est le pari du violoncelliste irakien Karim Wasfi. Ce vendredi 11 janvier, à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, l’ancien chef de l’orchestre national de Bagdad jouait aux côtés des réfugiées syriennes et irakiennes après les avoir formées pendant plusieurs mois. Une façon de redonner espoir à ces femmes déracinées, chassées par Daech, qui vivent depuis quatre ans dans des camps sans aucune perspective de retour.

Jamais joué d’un instrument : «C’est une expérience magnifique que nous vivons. Ça nous aide beaucoup, ça nous libère… On est arrivées ici comme réfugiées. C’est la première fois que je quittais mon pays. C’est la première fois qu’on me définissait comme “réfugiée”, et ce terme est très dur à entendre.»

«Mais, avec ce genre d’initiative, continue-t-elle,  je ne me sens plus réfugiée. Je me sens citoyenne du monde et je me sens femme de nouveau. Donc c’est très important pour nous toutes, ça nous rend plus fortes.» Pour le maestro Karim Wasfi, connu pour jouer dans les rues des villes Irakiennes juste après les attentats, il s’agit avant tout de délivrer un message de tolérance : «Ce n’est pas qu’une histoire de réfugiés qui font de la musique, c’est une façon de dire : une personne qui joue, ne serait-ce qu’une seule note, devient aussi importante qu’un dirigeant ou qu’un général de l’armée pour maintenir la paix et améliorer les choses.»

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