Italie : L’extrême droite espère conquérir des fiefs de gauche

Walaa Al-Assrah Mardi 22 Septembre 2020-13:46:02 Actualités Internationales
L’extrême droite espère conquérir des fiefs de gauche
L’extrême droite espère conquérir des fiefs de gauche

L’extrême droite italienne espérait hier lundi s’emparer de nouvelles régions aux mains de la gauche, dont la Toscane, joyau “rouge” depuis un demi-siècle, dont la perte affecterait la crédibilité du gouvernement au pouvoir, selon l’AFP.

Les électeurs ont commencé à voter dimanche matin et avaient jusqu’à 15h00 heure locale hier lundi pour venir déposer leurs bulletins en suivant de strictes protocoles de sécurité, dans ce pays où la prévalence du coronavirus remonte depuis sept semaines.

Six régions - quatre à gauche (Toscane, Campanie, Pouilles et Marches), deux à droite (Ligurie et Vénétie)- devaient élire de nouveaux présidents.

Le score gauche-droite à l’issue des résultats régionaux, annoncés hier soir, ne manquera pas d’être agité sous le nez du gouvernement de Giuseppe Conte, coalition formée voici un an entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD, centre gauche). Sans toutefois impliquer une chute du gouvernement actuel, qui doit s’atteler à présenter un plan de relance à Bruxelles.

Jouissant de candidats uniques, un front centre droit et extrême droite avait des chances sérieuses de s’emparer de régions à gauche où s’alignaient des candidats d’opposition majoritairement en ordre dispersé.

Un scénario catastrophe pour le gouvernement serait que la droite gagne trois des quatre régions actuellement à gauche (la Campanie semblant hors de danger). La droite dirige déjà 13 régions italiennes et la gauche 6.

La minuscule région du Val d’Aoste renouvelle pour sa part ses conseillers régionaux, car l’équipe sortante a été impliquée dans une enquête pour infiltration mafieuse de la ‘Ndrangheta (mafia calabraise) au moment des élections régionales de 2018.

Outre ces plus de 18 millions d’électeurs de sept régions, l’ensemble des 46 millions d’électeurs italiens doivent se prononcer sur un important référendum national sur la réduction du nombre de parlementaires.

Cette promesse électorale du Mouvement 5 Etoiles devrait a priori se concrétiser, sonnant au passage une victoire personnelle pour son dirigeant Luigi Di Maio, dont le formation pourrait dans le même temps subir des déconvenues aux régionales. Le nombre des parlementaires passerait alors de 945 à 600. Aujourd’hui, l’Italie a le deuxième Parlement le plus fourni en Europe, derrière celui du Royaume-Uni (environ 1.400), et devant la France (925).

Reste que ce sont peut-être les régionales qui pourraient modifier plus encore le paysage politique.

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