John Obi Mikel, capitaine du Nigeria, a joué contre l’Argentine, 4 heures après avoir appris le kidnapping de son père

Test Acount Jeudi 05 Juillet 2018-21:00:23 Sports
 John Obi Mikel, capitaine du Nigeria, à la Coupe du Monde 2018
John Obi Mikel, capitaine du Nigeria, à la Coupe du Monde 2018

John Obi Mikel aura vécu l'enfer, en silence et face à des millions de spectateurs. Le capitaine de l'équipe nigériane s'est mesuré à l'Argentine de Messi le 26 juin en pleine Coupe du Monde.

La défaite (2-1) de son équipe en était presque anecdotique: quatre heures avant le coup d'envoi du match, des ravisseurs ont contacté John Obi Mikel pour lui annoncer qu'ils avaient kidnappé son père. En échange de sa libération, ils réclamaient une rançon de 10 millions de Nairas, soit environ 24.000 euros.

Celui qui est resté plus de dix ans à Chelsea a confié, lundi 2 juillet à KweséESPN, que son père avait été enlevé alors qu'il se rendait à des obsèques au sud-est du Nigeria la veille du match. Il a expliqué avoir préféré taire l'information aux autorités car les kidnappeurs avaient menacé de "tuer" leur otage s'il parlait aux autorités. "J'étais confus, je ne savais pas quoi faire, mais à la fin je savais que je ne pouvais pas laisser tomber 180 millions de Nigérians. Je devais me taire et aller représenter mon pays d'abord. Ils m'ont dit qu'ils allaient immédiatement tirer sur mon père si je rendais compte aux autorités ou si j'en parlais à quelqu'un. Et je ne voulais pas en discuter avec l'entraîneur parce que je ne voulais pas que mon problème soit une distraction pour lui ou le reste de l'équipe, le jour d'un match aussi important"

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