Journée de la science: L’Etat mise sur ses savants

Nevine Ahmed Mercredi 21 Août 2019-16:12:26 Chronique et Analyse
Le Président honnorant Dr Maha Saad Zaki , professeur et savant au Centre National des Recherches
Le Président honnorant Dr Maha Saad Zaki , professeur et savant au Centre National des Recherches

Le Président a affirmé que la science et le savoir devraient être à la base de tout développement. La Journée de la science cette année a un goût différent. La célébration cette fois-ci est à la saveur du succès et du progrès.

La science est pour le savoir. Et le savoir est pour le progrès. Il y a quelques années, une forte tendance s’est dessinée reflétant la nécessité de promouvoir la science et la technologie dans le pays. Ainsi, la Direction politique a- à plusieurs reprises- expliqué que le développement doit être accompagné et soutenu par le progrès scientifique. Ainsi, science et développement doivent-ils rester liés.

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a toujours mis l’accent sur l’importance de la science et affirmé que nous étions tous appelés à réexaminer et revivifier la valeur de la science dans notre vie.

En remontant dans l’histoire, la première fois que l’Egypte a célébré la Journée de la science était le 17 août 1944. Le président Nasser a toutefois changé, en 1958, la date de cette célébration, pour être ainsi le 21 décembre- date de l’inauguration de l’Université du Caire en 1908. C’est lors de cette occasion que le feu président a honoré la diva Oum Kolthoum et le fameux musicien et compositeur Mohamed Abdel Wahab (1965).

Le premier à être honoré lors de la Journée de la science, était l’écrivain Taha Hussein en 1958, puis Abbas Al-Aqad en 1959, suivi de Tewfiq Al-Hakim en 1960.

En 2014, le président Al-Sissi a lancé l’initiative nationale pour bâtir une société égyptienne qui pense, innove et qui fait de la science une base essentielle de son progrès. Les priorités de l’Etat ont été donc dirigées vers la construction de l’homme égyptien.

C’est dans ce cadre que des parlementaires ont souligné que l’intérêt du Président à honorer les savants et les professeurs, chaque année, lors de la Journée de la science, affirme la grande importance de la Direction politique à encourager les savants et à apprécier leurs contributions scientifiques au progrès du pays.

La députée Hala Aboul Saad, a, dans ce contexte, souligné que la recherche scientifique constituait un des éléments sur lesquels se basent les pays avancés pour réaliser le succès dans maints domaines. L’intérêt accordé à la recherche scientifique et à l’encouragement des savants est donc inéluctable afin de réaliser le progrès, a-t-elle réitéré.

La célébration de la Journée de la science intervient après l’inauguration de plusieurs mégaprojets dans l’Etat, a souligné un autre député, soulignant que la science est une des priorités de l’Etat, c’est pourquoi les fonds alloués à la recherche scientifique, sont d’après la constitution, chose essentielle pour réaliser une vraie concurrence dans le domaine du progrès scientifique, a fait savoir le député Sami Ramadan.

Mettant à l’honneur plusieurs savants et scientifiques égyptiens, ces derniers prennent la parole et s’expriment pour remercier le Président pour les avoir encouragés, affirmant que cette décoration constitue un couronnement de leurs efforts dans les différents domaines de la science, aussi bien qu’un stimulant susceptible de les pousser à déployer davantage d’efforts pour réaliser un meilleur avenir scientifique au pays.

Ainsi, le directeur du Centre des matières smart à la cité Zoweil des sciences et de technologie, Dr Salah Abieh, a souligné que la décoration qu’il a reçue par le président Al-Sissi à la Journée de la science, est un moment qu’il avait attendu depuis qu’il avait commencé son travail dans la recherche scientifique, il y a plus près de 26 ans. “Cet honneur que nous accorde l’Etat représenté par le Président de la République, est un couronnement de nos recherches importantes et c’est là un moment important dans la vie de chaque chercheur et savant”, a-t-il expliqué. Et le savant d’ajouter : “C’est une grande motivation pour nous, chercheurs, à travailler davantage”.

Dr Abieh a révélé qu’il avait promis le Dr Zoweil de présenter un travail recherche, encore mieux que celui qu’il avait présenté en Angleterre. “Ainsi, cette décoration n’est-elle pas accordée à ma personne, mais plutôt à chaque chercheur au sein de mon équipe à la cité Zoweil”.

Le Dr Hani Al-Chimy, le conseiller culturel égyptien au Japon, a souligné que les décorations accordées par le Président aux savants, reflètent l’intérêt de l’Etat à la recherche scientifique. Il a affirmé que la décoration reçue est une légion qu’il chérie et qui le stimule à travailler encore plus pour servir le pays. Al-Chimy a reçu cette dernière décoration, après avoir également reçu le prix de l’Etat dans le domaine des sciences agricoles.

La Dr Maha Saad Ali Zaki, professeur au Centre national des recherches, a souligné que l’honneur que le président Al-Sissi lui avait accordé, avait une grande valeur, notamment qu’elle avait également reçu le prix de l’Etat dans les sciences technologiques avancées.

Quant au Dr Teymour Mostafa, professeur de médecine à l’Université du Caire, il a noté que la décoration accordée par le Président était- comme d’autres ont souligné- le couronnement de longues années d’efforts et de travail scientifique continu. “L’encouragement de l’Etat est une chose fort louable qui pousse les savants à travailler davantage et à progresser pour faire une différence”, a-t-il conclu.

La science de l’Egypte antique

La science de l’Egypte antique jouit d'un grand prestige depuis les temps anciens. Elle montre le haut degré de développement de cette civilisation et l'ampleur de ses connaissances.

Dans l’Egypte antique, de nombreux fonctionnaires (scribes, prêtres, militaires) sont formés dans des écoles. Certains de ces fonctionnaires,  sont de véritables chercheurs pluridisciplinaires, en mathématiques, en astronomie, en médecine.

En mathématique

Les mathématiques en Egypte antique étaient fondées sur un dispositif décimal. Chaque puissance de dix était représentée par un hiéroglyphe spécifique. Le zéro était inconnu. L'ensemble des opérations étaient ramenées à des additions. Pour exprimer des valeurs inférieures à leur étalon, les Egyptiens utilisaient un dispositif simple de fractions unitaires.

En géométrie

Si la réputation des scribes en matière de mathématiques est, d'ordre général, inférieure à celle des babyloniens ou des grecs, la géométrie, au regard des prouesses techniques réalisées particulièrement tôt dans leur histoire, fut leur domaine de prédilection et il ne fait nul doute actuellement que cette science associée à l'architecture, fit la grande réputation des égyptiens.

C'est l'une des raisons pour lesquelles leur pays accueillit en pèlerinage les savants de la Grèce antique. Les Egyptiens réussirent ainsi à calculer la surface d'un disque sans connaitre le nombre pi, avec une erreur d'uniquement 0, 6%. Ils pouvaient calculer les volumes de pyramides et de cylindres et l'aire d'une sphère. Certains problèmes figurant sur les papyri mathématiques du Moyen Empire préfigurent même les théorèmes de Thalès et de Pythagore.

En médecine

La médecine dans l’Egypte antique se réfère à la pratique courante de la médecine dans l'Égypte antique du XXXIIIe siècle avant notre ère jusqu'à l'invasion perse de -525.

Cette médecine particulièrement avancée pour l'époque, était le fait d'un dispositif de soins spécifique, avec des médecins particulièrement constitués ainsi qu'aux pratiques contrôlées, exerçant en clientèle ou dans des lieux réservés, établissant des conclusions diagnostiques, usant de moyens thérapeutiques multiples, et toujours en relation avec le divin.

En architecture

L'art architectural de l’Egypte antique a duré à peu près 3500 ans et par conséquent a subi des évolutions mais également des influences extérieures. Il n'y a par conséquent pas une architecture égyptienne mais des architectures. En effet, l'art architectural de l'ancienne Égypte s'applique autant aux habitations rurales ou citadines qu'aux palais royaux ou aux temples divins.

** source (site : www.plume-et-papier.com)

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