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Journée-test pour l’exécutif face aux “gilets jaunes”

Dalia Hamam Dimanche 24 Mars 2019-11:50:11 Actualités Internationales
Le préfet Didier Lallement (c) s’adresse à des policiers lors de sa visite sur les Champs-Elysées, le 23 mars 2019 alors que débute l’acte 19 de mobilisation des “gilets jaunes”
Le préfet Didier Lallement (c) s’adresse à des policiers lors de sa visite sur les Champs-Elysées, le 23 mars 2019 alors que débute l’acte 19 de mobilisation des “gilets jaunes”

Cortèges interdits sur les Champs-Elysées et dans plusieurs villes, appui des militaires de Sentinelle: l’exécutif testait hier samedi un nouvel arsenal sécuritaire pour l’acte 19 des “gilets jaunes”, après les violences à Paris le week-end dernier.

 

Les scènes de saccages et de pillages sur la célèbre avenue parisienne ont mis sous pression les autorités qui veulent reprendre la main en promettant davantage de “fermeté”.

Après avoir coupé des têtes à la préfecture de Paris, tenue pour responsable des “dysfonctionnements” de l’acte 18, l’exécutif a interdit les manifestations dans plusieurs lieux emblématiques notamment à Paris, Nice ou Bordeaux et annoncé le “renfort” de militaires de la force antiterroriste Sentinelle. Depuis cette décision surprise mercredi, les autorités tentent de déminer la polémique en martelant que ces soldats ont pour seule mission de protéger les bâtiments officiels et sites sensibles. Vendredi, le chef de l’Etat a dénoncé “un faux débat” provoqué par “ceux qui jouent à se faire peur et à faire peur”, assurant que l’armée n’est “en aucun cas en charge du maintien de l’ordre”.

L’argument n’a guère convaincu les “gilets jaunes”, mobilisés depuis plus de quatre mois contre la politique du gouvernement.

“La guerre est déclarée”, proclame ainsi une page Facebook qui appelait à un rassemblement sur les Champs-Elysées dès 10H00.

A l’heure dite, aucun d’entre eux n’était toutefois visible sur la célèbre artère où un important dispositif policier était déployé et où avait pris place une longue colonne de fourgons de camions à eau, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sur décision du nouveau préfet de police Didier Lallement, qui s’est rendu sur place à 08H00, aucun “gilet jaune” n’est autorisé à défiler sur la célèbre avenue, ses abords et la place de l’Etoile ainsi que dans un périmètre incluant le palais de l’Elysée et l’Assemblée nationale.  Ce nouveau dispositif, qui s’appuie notamment sur une nouvelle unité anti-casseurs, doit permettre, selon lui, de “faire cesser immédiatement les violences, voire des destructions”.

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