L’Egypte pourrait émettre ses premiers sukuk dès l'exercice budgétaire 2018/2019

Test Acount Lundi 02 Juillet 2018-20:54:35 Economie
L’Egypte pourrait émettre ses premiers sukuk dès l'exercice budgétaire 2018/2019
L’Egypte pourrait émettre ses premiers sukuk dès l'exercice budgétaire 2018/2019

L’Egypte pourrait lancer l’émission de ses premiers sukuk dès le prochain exercice budgétaire, a indiqué le gouvernement du pays, via son nouveau ministre des finances Mohamed Maait (photo).

Selon les propos du responsable, relayés par Bloomberg, cette émission d’obligations islamiques interviendrait dans le cadre d’une stratégie de diversification des sources de financements de l’Etat. Afin de préparer cette nouvelle émission prévue pour se dérouler lors du prochain exercice budgétaire qui débute le 1er juillet 2018, le gouvernement envisage la mise en place d’un cadre législatif approprié pour ce type d’opération.

Alors que le pays d’Afrique du Nord est en pleine exécution d’une série de réformes visant à stabiliser l’économie nationale et à booster sa croissance, cette émission d’obligations devrait permettre au gouvernement de financer des projets d’investissements sans alourdir encore plus sa dette publique.

En outre, si le gouvernement a également annoncé en avril dernier, son intention d’émettre 6 à 7 milliards d’euro-obligations (qui impliquent le paiement d’intérêts contrairement aux sukuk NDLR) au cours du prochain exercice fiscal, les autorités restent confiants quant à la viabilité d’une dette extérieure qui reste cependant en constante progression (80 milliards $ à la fin du mois de septembre 2017). En janvier dernier, le pays avait déjà émis une obligation souveraine de 4 milliards $.

Grâce aux mesures de réformes économiques initiées par le gouvernement depuis 2016, visant à alléger les dépenses et augmenter les revenus de l’Etat via notamment la réduction des subventions à l’énergie, le FMI avait annoncé le décaissement d’une nouvelle tranche de prêt de 2 milliards $ en juillet prochain.

Notons que pour 2018, l’institution table sur une croissance à 5,2% pour le pays et à 5,5% en 2019.

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