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L’Inde deviendrait la 5e économie mondiale en 2019

Test Acount Lundi 01 Octobre 2018-12:41:59 Economie
L’Inde deviendrait la 5e économie mondiale en 2019
L’Inde deviendrait la 5e économie mondiale en 2019

L'Inde s'apprête à dépasser le Royaume-Uni pour devenir la cinquième économie mondiale l’année prochaine, a indiqué jeudi le ministre indien de l’Économie et des Finances, Arun Jaitley.

"Cette année, nous avons dépassé la France. L'année prochaine, nous pourrons dépasser la Grande-Bretagne pour devenir la cinquième économie mondiale", a-t-il dit lors de la cérémonie d’inauguration de l'immeuble des bureaux de la Commission de la concurrence en Inde (CCI ).  Le produit intérieur brut (PIB) de l'Inde a été estimé à 2.597 milliards de dollars à la fin de 2017, dépassant ainsi l'économie française (2.582 milliards de dollars). L’économie britannique s’établissait pour sa part à 2.900 milliards de dollars à la fin de 2017.  Le ministre de l'économie a également exprimé sa confiance que son pays figurera parmi les trois premières économies mondiales dans les 10 à 20 prochaines années.

Au cours de cette année, l’Inde a enregistré une croissance de 6,7% et devrait atteindre 7,4% avant la fin de l’exercice 2018, grâce à la reprise de l’industrie et à la bonne saison agricole, a relevé M. Jaitley.

"Nous envisageons de progresser en moyenne de 7 à 8% grâce à l'expansion des activités économiques", a noté le ministre, soulignant que le pays a le potentiel de dépasser les grandes économies qui connaissent une croissance beaucoup plus faible que l’Inde.

L'Inde a connu un décollage économique plutôt lent dans les années 1980 avant de s'accélérer depuis les grandes réformes entreprises à partir de 1991. La libéralisation commerciale s'est manifestée par une forte chute des droits de douane et par une ouverture progressive aux investissements étrangers.

Pékin confiant

La croissance chinoise pourrait être sérieusement écornée par les contrecoups de la guerre commerciale entre Pékin et Washington, mais le géant asiatique affiche ostensiblement sa confiance dans la solidité de son économie, aidée par ses efforts de relance.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang l'a reconnu mercredi sans ambages : la deuxième économie mondiale connaît "des difficultés accrues" pour maintenir une croissance stable, face à la violente tempête commerciale qui l'agite.

Avant d'affirmer aussitôt sa confiance sur la capacité de son pays à "surmonter les obstacles".

Le nouvel écueil est cependant de taille : le gouvernement de Donald Trump a annoncé lundi qu'il imposait des droits de douane punitifs de 10% sur des biens chinois dont l'importation aux Etats-Unis représente 200 milliards de dollars par an, s'ajoutant à 50 milliards de dollars de marchandises déjà ciblées.

Or "la production de ces 250 milliards de dollars de biens chinois surtaxés génère environ 1,3% du PIB chinois", même si l'impact économique devrait être moindre, rappelle Mark Williams, du cabinet Capital Economics. Le secteur manufacturier, de l'électronique à l'électroménager en passant par l'automobile, est le plus exposé.

Selon l'agence de notation Moody's, cette nouvelle escalade pourrait entamer de 0,3 à 0,5 point de pourcentage la croissance économique chinoise l'an prochain.

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