L’analyse tactique de la Belgique, adversaire des Bleus en demi-finale

Test Acount Mardi 10 Juillet 2018-13:55:23 Mondial 2018
Le schéma tactique : 3-4-3 ou 4-3-3
Le schéma tactique : 3-4-3 ou 4-3-3

Avant chaque match des Bleus, la rédaction de Sport24-Le Figaro propose une analyse tactique de l'adversaire qui se dressera face à Griezmann, Giroud, Varane and co. Place à la Belgique, sixième rival de l'équipe de France, ce mardi à 20 heures, à St Petersbourg.

Le sélectionneur de la Belgique est espagnol. Roberto Martinez a en effet pris en charge les Diables Rouges à l’été 2016 après l’échec cuisant lors de l’Euro en France (élimination par le pays de Galles en quarts de finale). Le technicien a commencé sa carrière assez tôt, à l’âge de 34 ans en entraînant Swansea en 2007. Il a permis au club gallois de passer de la D4 à la D2, performance remarquée qui séduit les observateurs anglais. Wigan a fait ainsi appel à lui en 2009. Son fait d’arme ? Une FA Cup en 2013 remportée face à Manchester City. De quoi attirer les dirigeants d’Everton, qu’il a propulsé à la 5e place de Premier League dès sa première saison. Les saisons d’après seront néanmoins décevantes et il se fera remercier en mai 2016.

C’est alors que la proposition de la sélection belge est arrivée. Pour assurer son travail, il s’entoure, entre autres, de Thierry Henry, en charge des attaquants. Il a également peaufiné pendant ces deux ans le système tactique qui fait, aujourd’hui, le succès des Belges en organisant notamment son équipe avec une défense à trois (plus de détails ci-dessous). Et les résultats sont concluants avec un parcours quasi-parfait en éliminatoires (9 victoires, 1 nul : 43 buts marqués, 6 encaissés) et une demi-finale de Mondial à venir…

Le système choisit par Roberto Martinez est à part dans ce Mondial. L’entraîneur espagnol a fait le choix, depuis maintenant deux ans, d’évoluer avec une défense à trois. Ce schéma permet, entre autres, aux Diables Rouges de quadriller au mieux la largeur du terrain et de mettre les joueurs à leur poste préférentiel. Ainsi, les trois joueurs offensifs disposent d’une grande liberté d’action. Mais ce système est dépendant des hommes de couloirs, les fameux pistons. Depuis le début de la compétition, Chadli ou Carrasco ont occupé le flanc gauche alors que Meunier a systématiquement évolué à droite mais le Parisien sera suspendu face aux Bleus. Cela amènera forcément des changements.

Roberto Martinez pourrait alors être tenté de remettre le 4-3-3 qui a fonctionné face au Brésil avec Vertonghen, central gauche dans le système à trois défenseurs, qui coulisserait sur le flanc gauche et Alderweireld, central droit habituellement, qui occuperait le côté droit dans une défense à quatre éléments. De Bruyne serait alors positionné en « faux 9 » afin de décrocher et de poser des problèmes aux centraux adverses avec Hazard et Lukaku à ses côtés

A l’image des Bleus, les Diables Rouges préfèrent abandonner le ballon à leurs adversaires. Hormis contre le Panama (62% de possession), la Belgique a toujours délaissé le cuir à leur opposant (50% face à la Tunisie, 47% contre l’Angleterre et 42% face au Brésil). Les hommes de Roberto Martinez sont des maîtres dans l’art du contre et l’ont prouvé à plusieurs reprises dans ce Mondial. Notamment face au Japon. Le troisième but belge, dans les arrêts de jeu, est un modèle.

Courtois relance vite sur De Bruyne qui gagne des mètres balle au pied. Le dispositif belge qui permet d’occuper la largeur du terrain prend alors tout son sens puisqu’il amène un surnombre, quasiment impossible à gérer pour l’adversaire. Le porteur du ballon dispose de deux possibilités : Meunier à droite ou Hazard à gauche. De Bruyne opte pour le Parisien qui lui possède à nouveau plusieurs options : l’axe avec Chadli et Lukaku, le retrait pour De Bruyne ou le côté opposé avec Hazard. Il choisit l’axe et cela amène le but décisif puisque Lukaku laisse filer pour Chadli qui marque. Une contre-attaque parfaite. Sur ce point précis, les Diables Rouges sont très dangereux. Ils le sont également sur coups de pied arrêtés.

Avec Kompany, Fellaini, Lukaku ou encore Vertonghen ils disposent de véritables armes dans le domaine aérien. Les Bleus ont déjà fait face à une équipe rodée dans ce domaine, l’Uruguay, et devront à nouveau se montrer vigilants. En résumé, Belgique et France sont deux sélections qui se sentent plus à l’aise lorsqu’elles abandonnent le ballon mais ce mardi soir, une équipe l’aura plus que l’autre et il faudra composer avec.

 

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