L'Egypte parmi les cinq premières destinations d’investissements en Afrique

Lundi 02 Avril 2018-14:54:55 Economie
L'Egypte parmi les cinq premières destinations d’investissements en Afrique
L'Egypte parmi les cinq premières destinations d’investissements en Afrique

L’édition 2018 de l’Africa Investment Index -le classement des pays africains selon leur attractivité pour les investissements- vient de paraître. Le top 10 comporte de nombreux changements donnant place à de belles progressions, dont celle de l'Egypte, et ouvrant la porte d’entrée à d’autres pays, notamment d’Afrique de l’Est.

L'attractivité pour les investissements directs étrangers (IDE) est depuis quelques années un des leviers auxquels les Etats africains prêtent de plus en plus d'attention et les efforts -pour ceux qui en font- payent bien. C'est en tout cas ce que démontre l'édition 2018 de l'Africa Investment Index (AII), fraîchement publié à Abidjan par le cabinet de recherche Quantum Global Research Lab. Par rapport à l'an dernier, l'indice révèle des changements considérables, notamment dans la configuration des dix premiers pays du Continent les plus attractifs pour les investissements.

En marge d’Africa CEO Forum organisé le 26 et 27 mars à Abidjan en Côte d’Ivoire, le fonds d’investissement suisse Quantum Global, qui gère 8 milliards de dollars, a dévoilé les résultats de la deuxième édition de son indice des pays africains les plus attractifs. Intitulé «The Africa Investment Index 2018», ce classement considère que le Maroc est l’économie la plus attractive pour les investissements étrangers en Afrique, suivi par l’ةgypte, l’Algérie, le Botswana et la Côte d’Ivoire.

L'Egypte monte d'un cran et devient le deuxième pays le plus attractif pour les IDE en Afrique.

Ses points forts: croissance économique soutenue, positionnement géographique stratégique, hausse de ses propres IDE, dette extérieure raisonnable, capital social- environnement des affaires généralement favorable.

Les chiffres disent leur mot!

Le taux de croissance s’accélère (+3,5% en 2015-2016, mais +4,8% espéré en 2017-2018). Les recettes budgétaires 2016-2017 ont progressé de 31,8% et le déficit s’en est trouvé ramené sous les 10%. Les exportations ont presque doublé en valeur. Les réserves en devises sont revenues à leur niveau de 2014. La livre est stable, voire légèrement appréciée. Les expatriés augmentent leurs envois au pays. Les touristes reviennent et les investissements étrangers aussi. Il ne manque plus pour accélérer la reprise. Le FMI espère que le taux d’inflation ralentira à 12% l’an en juin 2018.

en relation