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Lagarde donne 3 priorités pour soutenir l'économie mondiale

Lundi 16 Avril 2018-15:00:04 Economie
Lagarde donne 3 priorités pour soutenir l'économie mondiale
Lagarde donne 3 priorités pour soutenir l'économie mondiale

Le Fonds monétaire international (FMI) est optimiste quant aux perspectives de croissance mondiale mais des nuages plus sombres se profilent à l'horizon en raison de l'allègement des mesures de relance de l'économie et de la hausse des taux d'intérêt, a déclaré mercredi sa directrice générale, Christine Lagarde.

A Davos en début d'année, les économistes du FMI ont anticipé une croissance mondiale de 3,9% cette année, comme en 2019, soit 0,2 point de plus que dans leurs perspectives économiques d'automne publiées en octobre. Mais le FMI prédit que pour ces deux années la reprise finira par ralentir en raison de la fin des mesures de relance budgétaire, du mouvement de hausse des taux d'intérêt et du durcissement des conditions de crédit. Dans un discours prononcé à Hong Kong ce mercredi 11 avril, Christine Lagarde a donné ses trois priorités pour soutenir l'économie mondiale dans ce contexte:

"L'histoire montre que les restrictions sur les importations nuisent à tout le monde, et particulièrement aux consommateurs les plus pauvres", a-t-elle dit.  Elle s'exprimait alors que les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ont créé un climat d'incertitude pour les entreprises.

"Renforcer la stabilité financière en augmentant les protections dans les secteurs des entreprises et des banques est essentiel, particulièrement dans les grandes économies émergentes comme la Chine et l'Inde", a ajouté Christine Lagarde.

Selon une nouvelle étude du FMI, la dette mondiale a atteint un record de 164.000 milliards de dollars (133.000 milliards d'euros), soit 40% de plus qu'en 2007, la Chine représentant un peu plus de la moitié de cette augmentation.

La meilleure façon de s'attaquer aux déséquilibres mondiaux est de mettre en place des politiques budgétaires ou des réformes structurelles, a-t-elle poursuivi. Pour Christine Lagarde, les pays doivent s'engager à respecter des règles du jeu équitables et à résoudre leurs différends sans recourir à des mesures exceptionnelles. Pour autant, estime-t-elle, "la meilleure façon de s'attaquer aux déséquilibres macro-économiques n'est pas d'imposer des droits de douane mais d'avoir recours à des politiques ayant un effet sur l'économie dans son ensemble comme les outils budgétaires ou les réformes structurelles". Elle suggère ainsi aux Etats-Unis de s'attaquer par exemple à leurs dépenses publiques.

 

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