Le “Hashtag” une salle de réunion virtuelle à découvrir

Marwa Mourad Mercredi 12 Août 2020-13:22:10 Chronique et Analyse
Le “Hashtag” une salle de réunion virtuelle à découvrir
Le “Hashtag” une salle de réunion virtuelle à découvrir

Qu'est-ce qu'un hashtag? Et comment un message publié sur le premier à l'aide du second peut-il faire le tour du monde et rassembler des millions de personnes sous une même bannière ? L'histoire qui donne son nom à cet essai réjouissant semble tout droit sortie de Bollywood. En effet, le hashtag, ou “mot-dièse” en français, a investi toute la sphère digitale, trouvant sa place sur une multitude de plateformes telles que Facebook, Google+, Linkedin et consorts. Véritable agrégateur de contenus, ce petit symbole issu des partitions de musique est aujourd'hui un formidable amplificateur d'informations sur la toile, et les entreprises l'ont bien compris.  

 

 

 

Le hashtag permet en effet à des marques de rassembler un public en particulier sur des sujets bien précis, suscitant la conversation et contribuant ainsi à un engagement fort avec leurs clients et leurs fans. Twitter est donc devenu aujourd'hui une sorte de salle de réunion virtuelle, où marques et clients peuvent s'asseoir et partager leurs émotions, leurs conseils ou leurs coups de gueule.  

Au vu de la puissance communicationnelle de Twitter, les entreprises sont aujourd'hui quasiment contraintes d'y être présentes : le célèbre réseau social aux 255 millions d'utilisateurs est un outil inestimable en termes de prospection de clients, de nouveaux talents à recruter, ou de veille de la concurrence. L'aspect permanent de Twitter, avec l'actualisation du fil en continu, permet ainsi aux marques, mais aussi aux individus, de pouvoir prendre le pouls de la planète en temps réel.

Vous avez probablement aperçu les ‘#hashtags’ partout sur Internet. Twitter, Google+, Instagram, Facebook et de nombreux autres sites sociaux, utilisent les hashtags pour créer des interactions entre les utilisateurs. Imaginez que vous ayez un super pouvoir qui, juste en touchant un objet, vous en révèle tous les détenteurs, grâce non pas aux pouvoirs mystiques de la Force, mais bien à ce petit symbole #. Pour faire simple, il vous est désormais possible de classifier vos publications, en insérant un dièse suivi d’un groupe de mots, pour que le réseau social considère que votre publication fait partie d’une thématique spécifique. Le mot deviendra cliquable, et un clic sur ce dernier permettra de voir l’ensemble des publications ayant également utilisé ce mot-dièse. Envie de savoir comment utiliser les Hashtags ? Suivez le guide ! 

 

Twitter :

La mode des Hashtags a vraiment explosé sur Twitter, en en faisant même, au début, sa marque de fabrique. Les utilisateurs en choisissent un propre à eux-mêmes, ou bien suivent un buzz créé sur les réseaux sociaux, afin d’exprimer leurs points de vue.

Les tweets avec des hashtags ont deux fois plus d’impact que d’autres sans. Cependant, il vous faudra être prudent, et ne pas en abuser au risque de perdre de l’audience.

•    40% des tweets comprenant des Hashtags sont retweetés

•    21% plus d’engagement pour des tweets avec 1 ou 2 hashtags

Les Hashtags laissent place à la créativité de l’utilisateur mais doivent rester un minimum sous contrôle. Un Hashtag trop long aura peu de chance d’être partagé, et en particulier sur Twitter où les publications sont limitées à 140 caractères.

Pour vous donner un ordre d'idée des Hashtags les plus utilisés sur Twitter :

•    #RT : Retweet : il signifie que vous n’êtes pas l’auteur du message original.

•    #Foodporn vient illustrer un plat tellement beau.

•    #TGIF : Thanks God It’s Friday ! À utiliser pour signaler votre joie d’être presque en week-end !

 

Instagram :

Contrairement à Twitter, les utilisateurs d’Instagram raffolent des hashtags, étant donné que les publications avec le plus d’interactions sur ce réseau social, comportent 11 Hashtags. Envie de conquérir vos Followers avec votre dernière photo de votre dessert favori, insérez autant de Hashtags que possible. 

 

Facebook :

Utiliser des hashtags sur Facebook représente, à priori, une opportunité intéressante pour les entreprises désireuses de mettre en avant du contenu. Avec un peu plus d’un milliard d’utilisateurs, Facebook est le réseau social le plus efficace en terme de visibilité, devant Twitter qui comptabilise 500 millions d’utilisateurs.

Contrairement à son concurrent, sur Facebook, l’effet inverse se produit, et les Hashtags n’ont pas eu, au début, un grand impact sur les publications. Pire, les publications comportant des Hashtags, attiraient beaucoup moins de monde. Cependant, cette tendance tend à s'inverser, étant donné que le dièse est revenu sur le devant de la scène sur ce réseau social, récoltant des résultats honorables avec environ 600 interactions sur des publications contenant 1 à 2 Hashtags.

 

Google+ :

Souvent critiqué le réseau social Google+ est à ce jour sous exploité, par la communauté des marketeurs. C’est pourtant l’un des seuls réseaux sociaux pouvant interagir avec la première page des résultats de Google.

Google+ vous génère automatiquement des Hashtags selon le contenu de votre publication, cependant vous pouvez toujours les modifier et/ou en ajouter.

 

N’oubliez pas, l’Hashtag peut générerdu trafic et de l’engagement !

On vous conseille donc d’expérimenter ces petits outils du web pour votre communication marketing… Mais si vous les utilisez, n’oubliez pas d’en modérer la longueur et de ne pas en écrire un pavé entier !

Vous demandez-vous comment utiliser les hashtags ? En étant créatif et synthétique.

 

D'où vient le mot «hashtag»?

Le symbole a tué le «dièse» et donné naissance, depuis sa création en 2007, à une véritable banque de mots sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui 125 millions de hashtags sont échangés par jour.

Popularisé sur Twitter, et désormais utilisé sur de nombreux autres réseaux sociaux tels Facebook, Instagram ou Tumblr, le hashtag a été inventé par Chris Messina, un designer Américain spécialiste des réseaux sociaux. Le 23 août 2007, cet utilisateur frénétique de Twitter (plus de 39.500 messages en 13 ans) propose dans un tweet d'utiliser le symbole dièse pour regrouper des messages traitant du même sujet. Il lance alors le premier hashtag, «#barcamp», à propos des ateliers participatifs sur l'innovation web, dont il se présente comme l'un des premiers organisateurs à partir de 2005. Le signe est efficace et rapidement copié. Le virus se transmet et l'Internet ne peut désormais plus s'en passer.

Qu'en est-il alors du mot ? Un terme, qui soit dit en passant a été traduit au Québec sous le doux nom de «mot-clic» pour éviter l'anglicisme. Entré dans les célèbres dictionnaires Petit Larousse en 2014 et Petit Robert en 2015, le hashtag dérive selon Jean Maillet, auteur de 100 anglicismes à ne plus jamais utiliser, du mot anglais hash, «hachis». Lui-même dérivé du verbe to hash, le phonème est «tout droit issu, depuis le XIVe siècle, du français hacher». Le mot «hash» est donc bien de chez nous!

Toutefois, note l'auteur, le mot Tag est bien anglais et s'emploie pour désigner une étiquette ou «tout marqueur» pour identifier un objet. On le retrouve par exemple dans les formules anglaises: luggage tag, étiquette à bagages ; dog tag à savoir «plaque d'identification» ou encore price tag, étiquette de prix. Le mot hashtag n'implique donc pas seulement le dièse mais englobe à la fois son symbole et le mot qui le suit. Exemple: «#amour».

en relation