Le Pape Tawadros au Pape François à Rome : Nous prions Dieu pour propager la paix au Moyen-Orient

Test Acount Dimanche 08 Juillet 2018-14:29:49 Actualités
Le Pape Tawadros II avec le Pape François et les patriarches des Eglises chrétiennes du Moyen-Orient
Le Pape Tawadros II avec le Pape François et les patriarches des Eglises chrétiennes du Moyen-Orient

Le Pape d'Alexandrie et patriarche de la prédication de Saint Marc Tawadros II a participé, samedi matin, à la journée de prière pour le Moyen-Orient à laquelle le Pape François avait convié les patriarches des Églises chrétiennes du Proche-Orient. Le Pape Tawadros II a fait une prière en langue arabe en faveur des martyrs et des blessés. Dans sa prière, le Pape Tawadros a invoqué Dieu de répandre la paix dans le monde et de mettre un terme aux guerres au Proche-Orient. Et de renchérir : "Nous prions pour les martyrs qui ont été victimes de guerres ou de violences".

Du côté des Églises orientales, outre le Pape copte Tawadros II, le patriarche syriaque orthodoxe Ignace Ephrem II et le Catholicos arménien de Cilicie Aram Ier ont fait le voyage, ainsi que le Catholicos assyrien Mar Gewargis II.

Ce sont finalement les protestants qui devaient être les moins bien représentés puisque seul le révérend Sani Ibrahim Azar, évêque luthérien de Jordanie et de Terre Sainte, devait être présent.

La Communion anglicane et les évangéliques devaient être toutefois présents via le Conseil des Églises du Moyen-Orient dont la secrétaire générale par intérim, la théologienne libanaise Souraya Bechealany devait  participer à la rencontre, où elle devait être la seule femme.

Les interlocuteurs catholiques et orthodoxes de Syrie interrogés par l'AFP, prônent une aide au retour des chrétiens réfugiés dans des pays limitrophes, à l'instar de l'archevêque grec-catholique d'Alep, Mgr Jean-Clément Jeanbart. "Le régime est une chose, le terrain une autre", confie cet homme qui n'a jamais abandonné sa ville bombardée.

Il a lancé une campagne intitulée "Alep vous attend", finançant les retours des chrétiens grâce à des bienfaiteurs suisses.

Sur 170.000 chrétiens de la ville avant la guerre (11 dénominations différentes), il en reste peut-être 60.000, calcule-t-il, jugeant que ceux partis en Occident ne reviendront pas.

Malgré les critiques, le régime syrien "a le mérite d'insister sur la laïcité, le pluralisme et l'égalité de tous les citoyens", dans un pays mosaïque d'ethnies et de confessions, juge-t-il. Car la seule alternative, selon lui, est "un régime fondamentaliste musulman" dans un pays non préparé à la démocratie à l'occidentale.

"Ce qui m'empêche de dormir c'est l'exode, le plus grand mal qui soit pour notre Église et notre pays", confie-t-il, ému, en jugeant qu'il n'est plus opportun d'organiser des "corridors humanitaires" vers l'Europe.

"Certains pensent qu'avec un visa ils ont un billet pour le ciel, mais ils vont être un numéro parmi des dizaines de milliers de réfugiés. Maintenant que la sécurité est revenue, aidez-nous chez nous!", lance-t-il.

Le patriarche syrien-orthodoxe Ignace Ephrem II, qui vit à Damas, juge que "l'Occident a été trop obnubilé par un changement de régime".

"En tant que chrétiens nous avons le sentiment d'avoir été abandonnés", résume-t-il, "les programmes d'aides gouvernementales internationales ne nous parviennent pas, au lieu de nous aider, on nous accuse d'être des suppôts du gouvernement".

A l'issue de leur rencontre à huis clos, le Pape a prôné "la paix".

"Cela suffit, l’occupation de terres qui lacèrent les peuples!", a-t-il dit, "cela suffit, l’utilisation du Moyen-Orient à des profits étrangers!".

"Nous pensons à la Syrie martyrisée, en particulier à la province de Deraa", a précisé François.

Dans un tweet posté samedi, le Pape François avait dit :«Je demande à tout le monde d'accompagner par la prière le pèlerinage que nous accomplirons samedi à Bari pour invoquer la paix sur le martyre du Proche-Orient». Une réunion entre le Pape François et les patriarches des Églises orientales s’est tenue suite à la prière.

À l’invitation du Pape François, la plupart des patriarches des Églises du Moyen-Orient se sont retrouvés samedi 7 juillet à Bari (sud de l’Italie) pour une journée de prière et de réflexion. Côté orthodoxe, étaient présents le patriarche œcuménique Bartholomeos de Constantinople et le patriarche Theodoros II d’Alexandrie, tandis que le patriarche Theophilos III de Jérusalem et l’archevêque Chrysostomos II de Chypre ont été représentés. Du côté des Églises orientales, le Pape copte Tawadros II, le patriarche syrien-orthodoxe Ignace Ephrem II et le Catholicos arménien de Cilicie Aram Ier ont fait le voyage, ainsi que le Catholicos assyrien Mar Gewargis II.

 

 

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