Nestle

Le Progrès Egyptien à la table ronde de la Faculté des Lettres de l’Université d’Aïn Chams

Ghada Choucri Mercredi 05 Décembre 2018-11:55:50 Jeunesse
Le Progrès Egyptien à la table ronde de la Faculté des Lettres de l’Université d’Aïn Chams
Le Progrès Egyptien à la table ronde de la Faculté des Lettres de l’Université d’Aïn Chams

La faculté des Lettres à l'Université d'Aïn Chams a tenu une table ronde qui a regroupé les professeurs du département de français sous la houlette de Dr Achira Kamel, et en présence d'une pléiade de professeurs dont Dr Hoda Abaza, Dr Randa Gomaa, Dr Soheir Andraws, DrAmani Laforêt, Dr Nachwa Attia, Dr Nadia Chama, Dr Maha Eleiwah et Dr Dina Noaman. Ont assisté également les acteurs du milieu entreprenariat et des affaires lesquels sont Dr Salwa Aggag, directrice de l'IFE de Héliopolis, Mme Lydia Lantere, coordinatrice de la langue française au collège du Sacré-cœur, M. Rio Ragaaï, superviseur dans un centre d'appel international, Mme Dalia Chams journaliste à l'Hebdo, et Mme Marwa Mourad, Mme Walaa Al-Assrah et Dr Nesrine Choucri du Progrès Egyptien.

La table ronde s'est articulée autour de la refonte des programmes universitaires afin de répondre aux besoins du marché du travail. A cet égard, Dr Achira Kamel a assuré que le département de français à la faculté de Lettres avait déjà effectué d'importants changements pour que les étudiants soient plus aptes à trouver de nouvelles débouchées sur le marché du travail. A cet égard,  Dr Salwa Aggag a confirmé que le département de la langue française à la faculté de Lettres devrait donner autant d'intérêt à l'enseignement de la langue arabe autant que le français, notant que de nos jours, les francophones doivent maîtriser parfaitement aussi bien le français que l'arabe. Et de renchérir qu'aujourd'hui, les francophones qui sont recrutés à l'IFE dans l'administration et dans les institutions internationales doivent être bien capables de rédiger des textes arabes et français grammaticalement correctes.

Mme Lydia Lantere, quant à elle, a assuré que le recrutement des professeurs n'est pas lié à leur diplôme. "Qu'ils soient diplômés de la faculté de Lettres ou de Pédagogie, les candidats sont évalués de manière pratique en mettant en place un test de langue ainsi que une démonstration comme professeur". Quant à Mme Dalia Chams, journaliste à l'Hebdo, elle a assuré que ce qui comptait sont les vraies compétences professionnelles des nouveaux candidats. Un élément confirmé par M. Rio Raggaaï qui a souligné que ce qui comptait ce sont les capacités orales et verbales des candidats. Et de renchérir : "Nos horaires de travail ne sont pas toujours facile, et les recrutés ne poursuivent pas plus que deux ans. D'où, nous recrutons souvent des étudiants, mais ils doivent avoir la tête sur les épaules afin d'être capables d'assumer la responsabilité du travail tout en poursuivant leurs études". Quant aux représentantes du Progrès Egyptien Dr Nesrine Choucri, Mme Marwa Mourad et Mme Walaa Al-Assrah, elles ont assuré que le Progrès recherchait notamment des traducteurs bien formés dotés d'une capacité de travailler sous stress, ainsi que bien informés et cultivés apte à suivre l'actualité internationale, ajoutant que l'enseignement de la littérature française est importante, mais n'est pas primordial et que la dose de littérature et de civilisation devrait être réduite pour donner plus de place à la traduction, les textes de presse, et la littérature comparée.

Quant aux professeurs de la faculté de Lettres, Dr Hoda Abaza et Dr Achira Kamel ont assuré qu'il était grand temps de présenter des programmes d'études qui répondraient aux besoins du marché. Un point partagé par Dr Amani Laforêt qui insiste toutefois que l'enseignement de la littérature demeure de prime importance. Dr Nashwa Attia a, pour sa part, assuré que le département de Lettres a déjà effectué d'importants changements et que les textes de presse sont enseignés dans le cadre de plusieurs matières. Dr Maha Eleiwah a noté toutefois qu'il ne faudrait pas être trop sévère en jugeant les étudiants et qu'il y avait un problème mondial, ajoutant que les étudiants des universités travaillaient souvent sous stress.

Une discussion très fructueuse qui devrait donner naissance à des conventions entre la faculté de Lettres et les acteurs du milieu d'entreprenariat. Des conventions qui permettraient de tenir des stages aux étudiants de la faculté de Lettres de sorte à les rapprocher du milieu des affaires.   

en relation