Le Progrès Egyptien, témoin éternel de la glorieuse victoire du 6 Octobre

Dr Nesrine Choucri Lundi 07 Octobre 2019-12:50:41 Chronique et Analyse

Si nous pouvions fermer les yeux et voyager dans le temps pour vivre la glorieuse victoire d’Octobre, quel bonheur! La machine du temps n’existe pas encore, mais les archives des journaux représentent cet unique moyen pour revivre le passé avec toutes ses émotions, ses détails, sa grandeur. Le Progrès Egyptien invite ses lecteurs à revivre quelques moments forts et inoubliables de la guerre et de la glorieuse victoire du 6 Octobre. Ce jour où nos Forces armées ont endossé avec la plus grande bravoure leur responsabilité afin de libérer le territoire égyptien. Ce jour-là, Armée et Peuple ont tracé en lettres d’or une épopée qui sera marquée à jamais dans l’histoire de l’Humanité.

 

Quand les pages d’un journal parlent, elles racontent bien des épisodes de l’histoire d’une patrie. Le Progrès Egyptien, à partir du 7 octobre 1973, enregistre des moments inoubliables de ce chapitre. Les lecteurs ont alors l’impression de revoir les blindés égyptiens déferler sur la rive-Est en passant par les ponts jetés à la hâte sur la voie d’eau. Ils s’emparent de la rive-Est et immédiatement des batailles violentes avec l’ennemi se déclenchent à l’intérieur du Sinaï. Dans les articles, nous pouvons lire que les Chefs d’Etat arabes et africains affichent leur solidarité et plein appui à l’Egypte. Des directives de même sont adressées aux Egyptiens à l’instar de peindre en bleu les vitres et les phares des maisons.

Le lecteur peut ainsi suivre instant par instant l’avancée des forces égyptiennes au Sinaï ainsi que des forces syriennes sur le front du Golan. Les combats font ainsi rage et le Président américain, à l’époque, M. Nixon demande la convocation du Conseil de sécurité. En même temps, le ministère égyptien des Affaires étrangères ne reste pas les bras croisés. Et une intense activité diplomatique est menée pour présenter les faits et repousser toute agression contre le territoire égyptien.

Le 9 octobre 1973, les Egyptiens ainsi que le monde entier peuvent lire dans la manchette du Progrès Egyptien : «Toute la rive orientale du canal est dans nos mains». Une phrase qui fait vibrer les cœurs de joie. La une du journal nous apprend également que les soldats ennemis se rendent en masse avec leurs armes. Déjà, les conditions d’un cessez-le-feu apparaissent et se font lire. «Nos Forces armées continuent d’avancer en masse au Sinaï alors que le feu nourri de nos blindés et de notre artillerie met en échec toute tentative entreprise par l’ennemi qui, essayant de lancer des contre-attaques désespérées pour arrêter l’avancée de nos forces, a subi des pertes considérables tant en matériel qu’en vies humaines », lit-on dans la manchette du journal.

A la une du même numéro, les déclarations du porte-parole officiel de l’Egypte à la BBC résonne encore : «L’Armée égyptienne a mis fin au mythe de l’invincibilité israélienne et a prouvé que les forces de la paix peuvent venir à bout de leurs agresseurs». Ledit porte-parole a évidemment mis en relief que la traversée est le fruit de l’alignement des Egyptiens sur leur Armée. 

Au fil des numéros du journal, le lecteur peut découvrir la difficulté dans laquelle s’est retrouvé l’ennemi et la bravoure de nos forces qui ont pu détruire deux brigades de blindés au Sinaï.

Et les généraux de l’Armée poursuivent leur rôle afin de garantir la victoire. Ainsi lit-on que le général Saad Eddine Al-Chazli a inspecté le front du Sinaï dans le numéro du 10 octobre 1973. «Nous avons franchi un des plus grands obstacles qu’une armée ait eu à affronter, et nous avançons conformément à nos plans», affirme-t-il.

A la une du Progrès du 11 octobre 1973, la manchette réjouit les cœurs des Egyptiens qui y lisent : «Les Israéliens battent en retraite au Sinaï». Et une image révèle un groupe de prisonniers capturés par les Forces armées égyptiennes. De même, nous pouvons lire : «L’efficience de nos Forces armées exaltée par la presse mondiale». Le vendredi 12 octobre 1973, le ton monte et la manchette évoque le désespoir israélien : «Désespoir de l’armée israélienne après six jours de combats». Un désespoir qui a fait la victoire et l’espoir de tous les Egyptiens.

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