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Le cinéma de Hanager célèbre le cinéaste sénégalais Sembène

Dr Nesrine Choucri Mardi 12 Juin 2018-15:42:37 Culture
Le cinéma de Hanager célèbre le cinéaste sénégalais Sembène
Le cinéma de Hanager célèbre le cinéaste sénégalais Sembène

Le cinéma de Hanager du Fonds de développement culturel, en collaboration avec le Festival de Luxor du Film Africain (LAFF) accueillera samedi le film documentaire (Sembène) réalisé par Eric Podol Soso. Il s'agit d'un hommage au cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, premier réalisateur des films en Afrique sub-saharienne et lauréat de la Palme d'Or de Cannes.

Ousmane Sembène (né le 1er janvier 1923 à Ziguinchor, Afrique-Occidentale française, mort le 9 juin 2007 à Dakar, Sénégal), est un écrivain, réalisateur, acteur et scénariste majeur de l'Afrique contemporaine, connu pour ses partis pris militants sur les questions politiques et sociales. Ousmane Sembène est né le 1er janvier 1923 à Ziguinchor, une ville de la Casamance. Ses parents sont des Lébous ayant quitté la presqu'île du Cap-Vert pour la Casamance. A partir de 7 ans, il fréquente l’école coranique et l’école française, apprenant à la fois le français et l’arabe, alors que sa langue maternelle est le wolof.

En 1956, il publie son premier roman, Le Docker noir qui relate son expérience de docker. Puis en 1957 il publie Ô pays, mon beau peuple. En 1960, il publie un nouveau roman, les Bouts de bois de Dieu qui raconte l’histoire de la grève des cheminots en 1947-1948 du Dakar-Niger, la ligne de chemin de fer qui relie Dakar à Bamako. L’histoire se déroule parallèlement à Dakar, Thiès et Bamako sur fond de colonialisme et de lutte des cheminots pour accéder aux mêmes droits que les cheminots français.

En 1961, il entre dans une école de cinéma à Moscou. Il réalise dès 1962 son premier court-métrage Borom Saret (le charretier), suivi en 1964 par Niaye.

En 1966 sort son premier long-métrage, qui est aussi le premier long métrage «négro-africain» du continent, intitulé La Noire de… (prix Jean-Vigo de la même année). D'emblée, Ousmane Sembène se place sur le terrain de la critique sociale et politique avec l'histoire d’une jeune Sénégalaise qui quitte son pays et sa famille pour venir en France travailler chez un couple qui l’humiliera et la traitera en esclave, la poussant jusqu'au suicide.

Considéré comme l'un de ses chefs-d'œuvre et couronné par le Prix de la critique internationale au Festival de Venise, Le Mandat (1968) est une comédie acerbe contre la nouvelle bourgeoisie sénégalaise, apparue avec l'indépendance.

En 1969, il est invité au premier Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) par les fondateurs de ce festival, dont il ne fait pas partie. En revanche, à partir de 1970 il prend un rôle très important dans le festival et participe à son envol. Jusqu'à sa mort il participera au Fespaco, tout en refusant de participer à la compétition, pour laisser émerger d'autres cinéastes.

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