Le pont d’Imbaba repeint en « bleu égyptien » scintille de nouveau sur le Nil

Hanaa Khachaba Samedi 08 Août 2020-11:34:30 Chronique et Analyse
Le pont d’Imbaba
Le pont d’Imbaba

Napoléon disait « Du haut de ces pyramides, 40 siècles nous contemplent ». Et il faut les voir de ses propres yeux pour ressentir le vertige que cela produit. Mais ce n’est pas tout. A vrai dire, les pyramides de Guiza ne sont pas les seuls joyaux qui mettront les amoureux de l’Egypte en émoi. Vielle de son anci enne civilisation, mais encore jeune par ses habitants, l’Egypte marie ancienneté et modernité sans pour autant choquer la vue.Elle décide de se faire de plus en plus belle au plus grand bonheur aussi bien de son peuple que de ses visiteurs. Elle crie haut et fort « Révolu est le temps du chaos et de la laideur ». Aujourd’hui, partout où vous mettez pied, de nouvelles constructions vous surprennent, des travaux d’entretien vous prennent de court. Le pays, tel une ruche d’abeilles, se refait à pas sûrs et rapides. Partout où vous allez, vous succomberez face aux innombrables coups de pinceau qui ont touché de nombreux endroits. Des bâtiments restaurés à l’identique, des places magiquement embellies, des tunnels se creusent par-ci, des ponts poussent par-là.

L’Egypte reprend des couleurs vives. Les couleurs gaies de l’espoir et de la modernité. Et quoi de plus vif que ce bleu égyptien, cette belle couleur qui couvre le fameux pont ferroviaire d’Imbaba depuis sa récente restauration. Tour d’horizon…

 

 

Le pont d’Imbaba est un pont ferroviaire situé au Grand Caire, surplombant le Nil. Il est le seul pont ferroviaire sur le Nil au Caire. C’est un joyau architectural vieux de plus de 128 ans.

Au début de ce mois de juillet, le ministère égyptien des Transports a annoncé la fin de la restauration et de la mise à jour du pont historique d’Imbaba qui relie Le Caire et Guiza, d’une part, et Le Caire et les gouvernorats de la Haute-Egypte, de l’autre.

La version actuelle du pont a été construite entre 1912 et 1924 par la firme belge Baume-Marpent. La première itération du pont a été construite en 1892 et a été conçue pour permettre aux chemins de fer de traverser le fleuve du Nil vers l’ouest de la gare de Guiza.

Le pont d’Imbaba est souvent attribué à tort à l’ingénieur français Gustave Eiffel, cet audacieux et génial spécialiste de la construction métallique qui a laissé derrière lui non seulement la célébrissime tour parisienne qui porte toujours son nom, mais une liste impressionnante de réalisations prestigieuses de par le monde.

Le premier pont d’Imbaba, à utilisation ferroviaire, a été construit en 1890-1892 sous le règne du khédive Abbas Helmi II et inauguré lors d’une cérémonie solennelle. Un autre ingénieur français du nom de David Tremblay est connu comme étant son concepteur.

Ce pont ayant été démantelé (ses éléments seront utilisés pour la construction d’un pont à Damiette), un deuxième est construit entre 1913 à 1925, à 35 mètres au nord de l’ancien. Deux sociétés sont ici mentionnées : l’entreprise belge Baume & Marpent tout d’abord, qui mène à son terme l’exécution du projet, et l’entreprise française Daydié et Pillé qui, pour cause de difficultés d’approvisionnement dues à la Première Guerre Mondiale, met fin à sa participation au chantier. Cette entreprise sera intégrée à Eiffel constructions métalliques, dans les années 1960… d’où peut-être la confusion.

Le 3 juillet 2020, le fameux pont a été inauguré après de longs travaux d’entretien et de restauration. Refait à l’identique, en préservant son ancien aspect, par la compagnie publique d’Al-Nil, relevant du ministère des Transports, le pont d’Imbaba a été repeint d’une magnifique couleur bleu, le bleu égyptien, qui va à merveille avec la surface étincelante du Nil.

Connu aussi sous le nom de pont de Saïd (de la Haute-Egypte en arabe), ce pont ferroviaire est une gigantesque construction métallique reliant les quartiers de Boulac Aboul Ela et Rod Al-Farag, situé dans le quartier éponyme d’Imbaba. Le pont est doté de deux voies pour la circulation des véhicules et de deux autres passages piétons. Le pont d’Imbaba, constitué de sept treillis, est axial pour le trafic ferroviaire du fait qu’il est le seul à desservir la Haute-Egypte en franchissant le Nil.

Comme susmentionné, la construction du pont a commencé en 1913 et a été arrêté par la Première Guerre Mondiale et achevé en 1925. Le pont a remplacé un pont plus ancien, achevé en 1892, avec six poutres en acier et également un élément rotatif, permettant le passage des bateaux.

Source :

Presse locale

Egyptophile.blogspot.com

 

Qu’est-ce qu’un pont rotatif ou tournant ?

Un pont tournant est un pont dont le tablier peut tourner horizontalement pour le présenter dans l’axe de la voie d’eau qu’il franchit et libérer ainsi le passage pour un bateau. Ce type de pont a de nombreux avantages. Il donne en premier lieu accès à la fois au transport fluvial et routier. Comme il ne nécessite pas de contrepoids comme un pont basculant, sa construction est simple et légère. Si le chenal est assez large, on peut faire passer les navires dans les deux directions lors de son ouverture et il sert à les séparer l’un de l’autre ce qui ajoute à la sécurité du trafic. Lors de la construction, l’île artificielle créée pour l’axe de rotation peut servir à la fabrication du pont sans nuire au passage des navires.

Source :

Wikipedia.org

 

Les différents types de ponts

Les ponts à voûtes n’acceptent que des portées courtes.

Les ponts à poutres. Il s’agit du mode de construction le plus répandu pour la plage allant de 5 à 200 mètres de portée.

Les ponts à haubans. Ils sont particulièrement adaptés aux très grandes portées, mais ils ne sont pas pour autant absent du champ des autres portées.

Les ponts suspendus. Ils sont incontournables lorsqu’il est nécessaire de franchir de très grandes brèches mais ils sont également utilisés pour des portées plus courtes.

 

Source :

Webetab.ec-bordeaux.fr

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