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Les A.E. rejettent les déclarations US sur les droits de l’Homme en Egypte

Test Acount Vendredi 15 Mars 2019-13:55:14 Actualités
Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères Ahmed Hafez
Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères Ahmed Hafez

L'Egypte rejette le rapport annuel présenté par le Secrétariat d'Etat américain sur les droits de l'Homme dans le monde, notant qu'elle ne reconnaît pas ce type de rapports et d'informations dont la source manque de professionnalisme et de crédibilité.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Hafez, a riposté que ces déclarations négligent intentionnellement certaines vérités que l'Egypte avait beau clarifier, ce qui démontre que la volonté est de politiser l'action du Conseil des droits de l'Homme à travers l'exploitation d'informations non fondées pour donner des leçons et exercer des pressions sur les autres Etats-membres.

La diplomatie égyptienne a dit que la partie du rapport abordant les droits de l'Homme en Egypte est basée sur des informations et des rapports non documentés, et qui sont fournis par des ONG et des parties dont les politiques sont aux antipodes de l'Egypte. Ces rapports manquent d'objectivité et de crédibilité, a fait remarquer la diplomatie égyptienne. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ahmad Hafez a en outre souligné que ce genre de rapports ne jette nullement la lumière sur les signes positifs dans la société égyptienne et omet également de parler des progrès réalisés dans le domaine de défense des libertés de foi, de la citoyenneté et de la création de meilleures conditions de vie sur les plans économique et social.

Et le diplomate égyptien de mettre l'accent sur le respect du principe de non ingérence dans les affaires intérieures d'autrui, appelant les parties concernées à vérifier les informations avant leur diffusion.

"Personne n'est arrêté sauf ceux qui enfreignent la loi", avait par ailleurs noté le délégué permanent de l'Egypte auprès des Nations Unies M. Alaa Youssef, affirmant que les lois égyptiennes assurent des jugements équitables pour tous, et que la Constitution égyptienne considère la torture comme un crime. En ce qui concerne la liberté d'opinion et d'expression, elle est garantie pour tous en vertu de la loi, a-t-il encore ajouté, précisant que tous les médias et les ONG opérant en Egypte travaillent dans un climat de liberté.

"La peine de mort ne s'applique que sur les crimes les plus graves conformément aux garanties légales strictes, qui respectent les engagements de l'Egypte selon l'article N° 6 de la Convention internationale des droits civils et politiques", a souligné M. Youssef. Le diplomate égyptien a appelé les délégations étrangères au Conseil des droits de l'Homme, à prendre en considération la spécificité culturelle de l'Egypte et sa situation économique, affirmant que le système judiciaire égyptien jouit d'une indépendance totale.

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