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Les PME, le meilleur moyen de développer l’économie nationale

Victor Farag Mardi 10 Juillet 2018-13:58:28 Chronique et Analyse
Les PME, le meilleur moyen de développer l’économie nationale
Les PME, le meilleur moyen de développer l’économie nationale

La présidente exécutive de l’Autorité de développement des petites, moyennes et micro entreprises (PMME), Dr Névine Game’e, a déclaré que l’Autorité avait injecté un montant de 1,3 milliard de L.E. lors du premier trimestre de 2018 dans 60700 petites et micro entreprises.

Mme Gamé’e a ajouté que ces nouveaux projets avait fourni 91 mille emplois outre l’octroi de dons de financement se chiffrant à 2,8 millions de L.E. pour des projets d’infrastructure, de développement et de formation ayant créé quelque 52000 emplois.

«Le budget de l’Autorité de développement des PMME provient de dons et de prêts de pays donateurs. Nous avons actuellement des relations avec 30organisations donatrices en particulier la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le Fonds arabe et le Fonds saoudien», a-t-elle détaillé.

Selon elle, l’Egypte obtient ces dons à travers l’établissement d’une coordination entre les organisations en question et le ministère de la Coopération internationale qui obtient ces dons sous forme de prêts et les présente à l’Autorité qui s’engage à les rembourser avec des intérêts.

Mme Game’a a repris que nous employons ces prêts suivant un plan d’action car, en fin de compte, ces derniers doivent être remboursés.

Evoquant l’importance économique de petites et moyennes entreprises (PME), la présidente exécutive de l’Autorité de développement des PMME a signalant que les PME étaient considérées comme le meilleur moyen de développement et aussi comme la locomotive de l’économie égyptienne à l’heure actuelle. Ce genre d’entreprises, ajoute-t-elle, a besoin d’expériences et d’études. Cependant, a-t-elle repris, les PMME sont simples dans leur création et ont leur profonde influencesur l’économie.

Mme Game’e a fait état de nombreuses histoires de réussite dans ce domaine, notant que l’échec dans ce genre d’entreprises ne dépasse pas le taux conventionnel dans les banques de l’ordre de 5%. Elle a révélé que les entreprises consacrées aux femmes en 2017 avaient atteint, pour la première fois, un taux de 51% et que les nouvelles entreprises avaient subi, l’année écoulée, un financement de 60% de la totalité des fonds consacrés à ce genre de projets.

La responsable a indiqué que les gouvernorats de la Haute-Egypte recevaient 45% du financement total des PMME, afin de développer cette région du pays notamment en ce qui concerne les femmes et les jeunes. «Nous tenons en même temps à accorder le financement nécessaire aux projets des PME déjà établis», a-t-elle dit.

Concernant la nature de l’Autorité en question, elle a fait savoir que cette dernière avait été créée sur des directives de l’Etat afin d’accorder un intérêt à ce secteur vital pour l’économie nationale. Ladite Autorité, selon elle, a remplacé le Fonds social de développement afin de bénéficier de sa présence dans les gouvernorats d’Egypte et d’exploiter sa main-d’œuvre expérimentée en la matière.

Evoquant le rôle de l’Autorité de développement des PMME, Mme Gamé’e a indiqué que cette dernière est concernée par la coordination avec les différents ministères, organismes et associations ainsi qu’avec tous les organes opérant dans les PMME. «Le rôle de l’Autorité est d’établir une coordination et une complémentarité entre ces organismes afin d’unifier les efforts déployés, afin d’obtenir les résultats escomptés».

S’agissant du rôle exécutif de l’Autorité, elle a indiqué que celle-ci présente des services non-financiers consistant en la formation qui est importante pour les jeunes. «Tout jeune qui veut établir une entreprise, il peut se présenter à l’une des filiales de l’Autorité se trouvant partout dans le pays. Et dans ce cas l’Autorité, ajoute-t-elle, lui accorderait tout le soutien nécessaire.»

Quant aux jeunes qui n’ont pas de bonnes idées pour établir une entreprise quelconque, l’Autorité les fait joindre gratuitement à un programme de formation de deux ou trois jours, puis ces jeunes peuvent choisir librement le projet qui se conforme à leur caractère et leur formation. L’Autorité va plus loin, selon elle, en mettant à la disposition des jeunes une étude de faisabilité du projet qu’il voudrait établir.

D’après elle, un complexe de service se charge d’aider les jeunes à créer leur entreprise. Il s’agit d’un lieu où tous les services nécessaires sont accordés aux jeunes en matière notamment de documents officiels et de permis de travail nécessaires.

La responsable a souligné que l’Autorité disposait de formateurs accrédités auprès de l’Organisation internationale du travail, lesquels présentent des stages de formation aux jeunes afin qu’ils soient qualifiés pour le nouveau travail.

Mme Gamé’e a conseillé aux jeunes de créer des projets industriels et productifs et de ne pas choisir les projets faciles en matière de commerce et de service, car ces derniers se sont multipliés et «nous en avons beaucoup».

La présidente exécutive de l’Autorité de développement des PMME a jugé que les petites entreprises sont plus utiles car elles attirent une main-d’œuvre intensive, n’ont pas besoin de procédures compliquées et ont un impact positif important sur le chômage par rapport aux moyennes entreprises.

Tout jeune qui veut bénéficier des services présentés par l’Autorité, a-t-elle fait savoir, doit avoir au moins 21 ans, savoir lire et écrire, avoir accompli le service militaire. Il doit aussi établir son projet dans le gouvernorat où il vit, et avoir le sérieux et la volonté de réussir.

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