Les ados proches de leur mère moins à risque de vivre des violences conjugales

Ghada Choucri Mercredi 27 Novembre 2019-15:46:11 Jeunesse
Les ados proches de leur mère moins à risque de vivre des violences conjugales
Les ados proches de leur mère moins à risque de vivre des violences conjugales

Un lien affectif fort avec sa mère protégerait dans une certaine mesure une(e) adolescent(e) d’une future relation de couple toxique, violente. C’est en tout cas le constat d’une étude américaine. 

Les enfants et adolescents exposés à un conflit conjugal à un jeune âge auraient plus de risque que les autres de subir des violences dans leurs futures relations amoureuses. Cependant, il semble que le lien que l’adolescent entretient avec sa mère ait un rôle à jouer, et puisse en quelque sorte, servir de tampon.

Une relation affective suffisamment forte entre l’adolescent et sa mère pourrait l’empêcher de se retrouver plus tard dans une relation conjugale violente, et ce même si le mariage de ses parents est mal en point, suggère une nouvelle étude de l’Université de Buffalo (États-Unis).

Publiée dans le Journal of Interpersonal Violence, l’étude a porté sur plus de 140 adolescents dont les parents étaient mariés, ou en concubinage au moment de leur naissance. La moitié des participants avaient au moins un parent, le plus souvent le père, ayant un problème d’alcool, car l’étude portait notamment sur l’influence de l’alcoolisme au sein de la famille.Les adolescents ont régulièrement répondu à des questionnaires au sujet de leur exposition aux conflits parentaux, de leur relation avec leur mère et de tout fait de violence au sein de leurs propres relations amoureuses.

L’étude a alors révélé que les enfants recevant de l’affection de la part de leur mère autour de leur 13-14 ans étaient moins susceptibles d’avoir des relations amoureuses violentes par la suite, et ce même lorsque le mariage de leurs parents était très conflictuel.

En revanche, les jeunes adolescents n’ayant pas reçu une affection maternelle suffisante n’ont pas pu atténuer les méfaits de leur exposition aux conflits parentaux.

“Les parents qui sont davantage en mesure de communiquer et de résoudre les différends auront moins de conflits dans leur ménage et pourront donner à leurs enfants les compétences adaptées en matière de résolution de conflits. La capacité à résoudre les conflits avec succès devrait également réduire le stress et permettre aux parents de mieux répondre aux besoins de leurs enfants”, a souligné Jennifer Livingston, principale auteure de l’étude. Celle-ci espère que ces résultats aideront à mettre en place des approches efficaces pour aider les familles empêtrées dans l’alcool et les conflits, et ainsi éviter que les adolescents témoins de tout cela vivent à leur tour des violences conjugales.

en relation