Les réactions au sommet Trump-Kim

Test Acount Mercredi 13 Juin 2018-13:30:02 Actualités Internationales
Les réactions au sommet Trump-Kim
Les réactions au sommet Trump-Kim

La poignée de main historique et l'accord sur une dénucléarisation de la péninsule coréenne conclu entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Singapour a suscité hier mardi dans le monde des réactions positives mais souvent prudentes, rapporte l'AFP.

+ Séoul : "Un événement historique"

"L'accord de Sentosa du 12 juin restera dans l'Histoire mondiale comme un événement ayant mis fin à la Guerre froide", s'est enthousiasmé le président sud-coréen Moon Jae-in, faisant référence à l'île de Sentosa à Singapour où les deux dirigeants se sont rencontrés. Il a rendu hommage à Kim Jong Un et à Donald Trump pour leur "courage et leur résolution".

+ Pékin : "Le début d'une nouvelle histoire"

"Le fait que les plus hauts dirigeants des deux pays soient assis côte à côte pour des pourparlers d'égal à égal a un sens important et constitue le début d'une nouvelle histoire", a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

"La Chine s'en félicite et apporte son soutien", a ajouté le ministre. "Il s'agit d'un objectif que nous avons espéré et pour lequel nous avons travaillé".

Pour la principale alliée de la Corée du Nord, il faut une "dénucléarisation totale", ainsi que le réclament les Etats-Unis mais "en même temps, il faut qu'il y ait un processus de paix pour la péninsule (coréenne) afin de résoudre les préoccupations raisonnables de la Corée du Nord en matière de sécurité", a souligné le ministre, rappelant le "rôle important et tout à fait unique" de la Chine.

+ Moscou : "Un pas important"

"Le seul fait que cette rencontre a eu lieu est, bien sûr, positif", a salué le chef de la diplomate russe Sergueï Lavrov.

"Nous ne pouvons que saluer le fait qu'un pas en avant important a été fait. Bien sûr, le diable est dans les détails et nous devons regarder concrètement. Mais l'impulsion, pour ce que nous comprenons, a été donnée", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov à l'agence TASS.

+ Tokyo : "Un premier pas"

L'intention de Kim Jong Un "de voir une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne a été confirmée par écrit. Je soutiens ce premier pas vers une résolution d'ensemble des questions concernant la Corée du Nord", a déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

+ Paris : "Un pas significatif", mais ne pas oublier l'Iran

Le document signé par Donald Trump et Kim Jong Un est un "pas significatif", a salué la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, tout en doutant "que tout ait été atteint en quelques heures".

Elle a toutefois regretté le double standard appliqué par Washington, qui a récemment rejeté l'accord sur le nucléaire iranien. L'accord nucléaire conclu avec Téhéran "est respecté par l'Iran", alors que "signer un document avec Kim Jong Un qui est allé jusqu'à obtenir l'arme nucléaire, c'est pratiquement récompenser quelqu'un qui a été à l'encontre de tous les traités internationaux", a-t-elle estimé.

+ Union européenne: "une étape capitale"

Le sommet de Singapour est "une étape capitale et nécessaire" vers une dénucléarisation, pour la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini. "L'objectif ultime (...) demeure la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne", objectif qui "peut être atteint", selon elle.

+ L'AIEA "prête" à mener des "vérifications"

L'Agence internationale de l'énergie atomique se tient "prête à effectuer tout activité de vérification" sur les sites nucléaires nord-coréens si Washington et Pyongyang le demandent, a affirmé son Secrétaire général Yukiya Amano, qui "salue" le résultat du sommet.

+ Varsovie : attention aux accords avec un "dictateur cruel"

"Il faut être conscient du fait que c’était une rencontre et des tractations avec un dictateur cruel", a observé Jacek Sasin, chef du comité permanent du Conseil des ministres polonais.

"Historiquement, de tels accords avec des dictateurs se sont souvent mal terminés. Il s’est avéré que le dictateur poursuivait d’autres objectifs que la partie démocratique recherchant la paix. Ce fut le cas avec Hitler, avec Staline, lors de tentatives de s’entendre avec d’autres dictateurs" (...) J’espère que cette fois ce sera différent", a-t-il ajouté.

+ Oslo: le "travail commence"

"Je trouve positif qu’il y ait eu des discussions qui, visiblement, se sont tenues avec une bonne tonalité.

La déclaration qui en est ressortie comporte beaucoup de points communs avec des déclarations similaires qu’on a vues dans le passé. C’est maintenant qu’une très grande partie du travail commence", a estimé la ministre norvégienne des Affaires étrangères Ine Eriksen Søreide, selon qui "beaucoup reste à faire".

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