Liban : Les soutiens du président Aoun se mobilisent, la contestation aussi

Test Acount Lundi 04 Novembre 2019-13:46:11 Photo du jour
Le portrait du président Michel Aoun est brandi au milieu d’une forêt de drapeaux libanais, lors d’une manifestation de soutien au chef de l’Etat, le 3 novembre 2019 à Baabda, au sud-est de Beyrouth
Le portrait du président Michel Aoun est brandi au milieu d’une forêt de drapeaux libanais, lors d’une manifestation de soutien au chef de l’Etat, le 3 novembre 2019 à Baabda, au sud-est de Beyrouth

Le Président libanais Michel Aoun a appelé hier dimanche à l’unité pour soutenir son programme de réformes, devant des milliers de partisans rassemblés quelques heures avant des manifestations organisées par la contestation, qui fustige l’ensemble d’une classe dirigeante jugée corrompue et incompétente.

Pour réclamer “la chute du régime”, les contestataires étaient attendus à partir de 15H00 (13H00 GMT) sur la place des Martyrs au coeur de Beyrouth, épicentre d’un soulèvement inédit, provoqué par le ras-le-bol face à une économie au bord du gouffre et des services publics en déliquescence, et qui a quasiment paralysé le Liban pendant près de deux semaines.

En soutien au chef de l’Etat, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Baabda, au sud-est de la capitale, sur la route menant au palais présidentiel, brandissant des drapeaux libanais et les étendards orange aux couleurs du parti de M. Aoun, le Courant patriotique libre (CPL), a constaté un photographe de l’AFP.

La foule compacte s’étalait sur près de deux kilomètres, d’après le photographe. Certains participants étaient vêtus en orange, d’autres brandissaient des portraits du Président de 84 ans. “J’appelle tout le monde à l’union”, a lancé M. Aoun dans une courte allocution à l’intérieur du palais, retransmise sur des écrans et reprise par les télévisions, s’adressant à ses partisans mais aussi aux contestataires, refusant de voir se dérouler “une manifestation contre une autre manifestation”.

“Nous avons mis en place une feuille de route” pour lutter contre la corruption, redresser l’économie et établir un Etat civil, a rappelé le Président vêtu d’un cardigan bleu marin sur une chemise au col ouvert, avertissant que ce ne sont pas des réformes “faciles à concrétiser”.

“Nous avons besoin de vos efforts”, a lancé le général à la retraite, qui dirigeait autrefois l’armée, s’adressant à ses partisans et aux contestataires.

Les partisans de M. Aoun ont dénoncé les manifestations anti-pouvoir qui, depuis le 17 octobre, réclament le départ de la classe politique, exigeant notamment celui du Président et la dissolution du Parlement.

en relation