Macron : La Russie n’a pas d’autre choix qu’un “partenariat” avec l’Europe

Ghada Choucri Samedi 09 Novembre 2019-14:26:29 Actualités Internationales
Macron : La Russie n’a pas d’autre choix qu’un “partenariat” avec l’Europe
Macron : La Russie n’a pas d’autre choix qu’un “partenariat” avec l’Europe

 

Dans une interview à l’hebdomadaire The Economist, le président français juge que Vladimir Poutine n’a pas l’intention de devenir “le vassal de la Chine”.

Nouveau pas en avant vers Vladimir Poutine pour Emmanuel Macron. Le président français a estimé  que la Russie n’avait pas d’autre alternative qu’un “partenariat” avec l’Europe, rapporte l’AFP. Macron juge que le chef du Kremlin n’avait pas l’intention de devenir “le vassal de la Chine” et que le modèle russe actuel n’était “pas soutenable”. “Il [Vladimir Poutine] a développé un projet anti-européen par son conservatisme, mais je ne vois pas comment à long terme son projet peut ne pas être un projet de partenariat avec l’Europe”, a-t-il lancé dans une interview à l’hebdomadaire The Economist publiée jeudi.

La Russie a aujourd’hui un PIB “équivalent à celui de l’Espagne”, une “population déclinante et vieillissante” et “s’arme à marche forcée, plus qu’aucun autre européen”, suivant un “modèle de sur-militarisation, de multiplication des conflits” comme en Ukraine, a relevé Emmanuel Macron.

“De mon point de vue, ce modèle n’est pas soutenable”, dit-il. Selon lui, la Russie aura du mal à “reconstruire une puissance” seule. “Ce sera très difficile, même si par nos erreurs nous lui avons donné du levier”, estime-t-il. 

“Aujourd’hui, elle optimise son jeu en Syrie par nos propres erreurs. On lui donne un peu d’air donc elle peut encore jouer comme ça”, poursuit-il. La Russie est devenue l’arbitre de la crise en Syrie depuis son intervention militaire au côté du président Bachar Al-Assad en 2015. 

“Une deuxième voie vers laquelle la Russie aurait pu s’orienter, c’est le modèle eurasiatique”, analyse Emmanuel Macron, en référence à l’ancrage d’une partie de ce pays en Asie et de son rapprochement avec la Chine.

“Je ne crois pas une seule seconde que sa stratégie soit d’être le vassal de la Chine. Et donc quelles options lui reste-t-il ? Rétablir une politique d’équilibre avec l’Europe”, affirme encore le président français, qui a entrepris d’insuffler une détente dans les relations avec Moscou.

 

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