Macron “ne réussit pas tout” mais affirme sa “volonté sans faille”

Test Acount Mardi 10 Juillet 2018-14:08:52 Actualités Internationales
Le PM Philippe, le président du Sénat Larcher, le président de l'Assemblée nationale François de Rugy et le président de la République Macron arrivent au château de Versailles
Le PM Philippe, le président du Sénat Larcher, le président de l'Assemblée nationale François de Rugy et le président de la République Macron arrivent au château de Versailles

Emmanuel Macron a débuté hier lundi son deuxième discours devant le Congrès en affirmant sa "volonté sans faille" à "mener les transformations nécessaires" pour la France, même s'il reconnaît ne "pas tout" réussir.

"Il y a une chose que tout président de la République sait : il sait qu'il ne peut pas tout, il sait qu'il ne réussira pas tout. Et je vous le confirme, je sais que je ne peux pas tout, je sais que je ne réussis pas tout", a déclaré le chef de l'Etat en préambule de son allocution.

Mais, a-t-il ajouté, "mon devoir est de ne jamais m'y résoudre et de mener inlassablement ce combat", a-t-il ajouté devant quelque 900 parlementaires rassemblés sous les ors de l'hémicycle du château de Versailles.

Ce discours était très attendu alors que se succèdent les sondages défavorables pour l'exécutif, 14 mois après la victoire d'Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, explique l'AFP.

"Je n'ai rien oublié des peurs, des colères accumulées pendant des années qui ont conduit notre pays à ce choix. Elles ne disparaissent pas en un jour, elles n'ont pas disparu en une année", a reconnu M. Macron.

Tenant compte du boycott de son discours par une partie des élus d'opposition qui ont dénoncé un acte "monarchique", le président a annoncé que le gouvernement allait déposer un amendement au projet de loi constitutionnelle pour permettre au chef de l'Etat d'écouter les parlementaires et leur répondre lors des Congrès.

Cette révision constitutionnelle sera examinée à partir de ce mardi en première lecture par l'Assemblée nationale.

Rappelant les "chantiers d'une ampleur jamais vue" engagés depuis un an, Emmanuel Macron a cherché à combattre l'image de "président des riches" dont l'affublent ses opposants, de droite comme de gauche. "Je n'aime ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges", a-t-il dit, en assumant la logique de la "voie française, qui vise à "conjuguer en même temps le progrès économique et le progrès social".

"Une politique pour les entreprises, ce n'est pas une politique pour les riches. C'est une politique pour toute la nation, une politique pour l'emploi, une politique pour les services publics" et "pour ceux qui restent en marge", a-t-il insisté. Selon un récent sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo, moins du tiers des Français estiment la politique du président "juste" (29%).

Emmanuel Macron a par ailleurs promis "des choix forts et courageux" pour engager la baisse des dépenses publiques. Ils seront annoncés "dans les prochaines semaines" par le Premier ministre Edouard Philippe.

en relation