Madbouli : L’eau, le pilier principal de la sécurité nationale égyptienne

Test Acount Dimanche 18 Octobre 2020-19:54:13 Actualités
Le Premier ministre, Dr Moustafa Madbouli
Le Premier ministre, Dr Moustafa Madbouli

La Semaine de l’Eau du Caire a démarré ses travaux hier dimanche, pour discuter de nombreuses questions cruciales concernant le dossier de l’eau et son importance pour la sécurité nationale des pays et la prévention des conflits, apprend-on de la page officielle du Conseil des ministres. Le Premier ministre égyptien Dr Moustafa Madbouli a prononcé une allocution enregistrée à cette occasion, dans laquelle, il a mis l’accent sur l’importance de la conjugaison des efforts des pays participants pour réaliser les objectifs escomptés, sauvegarder les ressources en eau et réaliser les objectifs de développement durable. Le chef du gouvernement a ainsi souligné que l’Egypte avait élaboré la vision 2030 pour faire de l’Egypte un pays aux premiers rangs des pays avancés, en multipliant la superficie des zones urbaines, afin de contenir la croissance démographique prévue.

Ceci implique des démarches pour résoudre les problèmes résultant de cette densité démographique dans les villes, en mettant en place des mégaprojets nationaux, en créant de nouvelles villes et en bonifiant les terres agricoles, tout en procédant aux projets de dessalement de l’eau de mer et en traitant les eaux des drains sanitaires et agricoles. Et Dr Madbouli de renchérir que l’axe de l’eau est un des piliers les plus importants pour la sécurité nationale égyptienne. Les plans de développement durable globaux dans tous les domaines étant liés à la capacité de l’Etat à assurer les ressources hydrauliques nécessaires pour mettre en oeuvre ces plans. L’Etat procède, a-t-il ajouté, à majorer les bénéfices tirés de ses ressources et à élaborer un programme ambitieux pour multiplier les quantités d’eau dessalée.

Dr Madbouli a affirmé que le grand défi face aux Etats est de réaliser l’équilibre entre leurs besoins en eau et leurs ressources limitées. Tout échec aura ses effets négatifs directs sur la paix et la sécurité internationales, s’est-il alarmé. Le chef du gouvernement a poursuivi que la coopération est le moyen le plus sûr et le plus certain et pacifique pour discuter objectivement des problèmes de l’eau et pour parvenir à des solutions équitables et durables. Le monde fait face à des enjeux relatifs à la rareté de l’eau, ce qui menace les pays souffrant le plus de la sécheresse et confère plus de responsabilités à leurs gouvernements, notamment dans le cadre des changements climatiques et de la croissance démographique. Le PM a également évoqué les secteurs les plus influencés par le dossier de l’eau, comme l’alimentation, l’énergie, l’infrastructure, l’industrie, la santé, le développement urbain et les activités économiques. Il a, à cet effet, mis l’accent sur l’importance des démarches que les gouvernements devraient entreprendre pour réaliser la sécurité hydrique, tout en affirmant l’intérêt de l’Egypte à renforcer la coopération sur tous les plans et à accorder la priorité à la coopération avec les pays du Bassin du Nil, les pays africains et les Etats arabes. Il a indiqué que l’Egypte avait - lors de sa présidence de l’Union Africaine - tenu à opérer avec les Africains pour ancrer le principe des solutions africaines aux problèmes africains, afin de réaliser le développement et de faire prévaloir les intérêts des populations. Ceci s’applique également au dossier du Barrage de la Renaissance. Dr Madbouli a affirmé à cet égard qu’il est essentiel de parvenir à un règlement légal contraignant autour des règles de remplissage et de fonctionnement du Barrage, de sorte à sauvegarder les droits et les intérêts communs, sans adopter des décisions unilatérales qui influeront de façon négative sur la stabilité dans la région. L’Egypte tient pleinement à poursuivre les négociations avec le Soudan et l’Ethiopie pour parvenir à un accord contraignant, a renchéri Dr Madbouli, avant de conclure que le Président Abdel Fattah Al-Sissi avait affirmé dans son allocution à l’Assemblée générale de l’ONU que l’Egypte a cherché, des décennies durant, à renforcer et à promouvoir les relations de coopération avec les pays du Bassin du Nil, s’alarmant que le trébuchement des négociations autour du Barrage de la Renaissance aurait ses répercussions négatives sur la stabilité et le développement dans la région en général et en Egypte en particulier. L’Egypte reconnaît les droits de l’Ethiopie au développement mais les eaux du Nil sont une question de vie et d’existence pour l’Egypte, avait martelé le Président, a-t-il conclu. 

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