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Néfertari, la "Dame de Charme

Dalia Hamam Jeudi 13 Septembre 2018-13:39:19 Archéologie
Néfertari la dame de Charme
Néfertari la dame de Charme

Appelée par son époux Ramsès II par la Dame de Charme ou la Douce d'Amour, Néfertari est une reine d'Égypte de la XIXe dynastie. Elle fut la Grande Épouse Royale Mais elle ne sera pas Divine Épouse d'Amon  à l'instar des Reines Tiyi I et Néfertiti  Elle naquit vers 1295, mais ses origines sont inconnues. Certains spécialistes pensent qu'elle pourrait être la fille du Pharaon Séthi I (1294-1279) et donc la sœur, ou demi-sœur de son mari. Il est aussi proposé par d'autres qu'elle serait liée à la XVIIIe dynastie et de voir en elle une descendante d'Aÿ II (1327-1323), le successeur de Toutânkhamon (1336/1335-1327). Les partisans de cette théorie s'appuient sur la découverte dans son tombeau d'une fleur de lotus en émail bleu foncé au nom d'Aÿ II, qui devait servir de poignée, ou de bouton, à un couvercle de coffre.

Selon le site Antikforever, Néfertari épouse, à l'âge de treize ans, le Pharaon Ramsès II, avant son accession au trône, qui lui n'en a que quinze. Dès la prise de pouvoir de Ramsès II elle est couronnée Reine et Grande Épouse Royale et prend le nom de Néfertari Mérienmout, elle n'a alors que dix-neuf ans. Elle restera la plus importante de toutes les épouses de Ramsès II. Certains aspects de sa personnalité, d'après ce qui peut être reconstitué à partir des documents officiels en notre possession, l'iconographie et sa titulature, montrent des similitudes avec la Reine Tiyi I. Néfertari aura des responsabilités dès les premières années du règne de son époux. Elle va participer aux principaux évènements officiels et sera toujours associée aux grandes décisions du Roi. Elle célèbre les rites religieux et intervient dans les affaires du gouvernement. En outre, elle prend la gestion de l’État lorsque le Pharaon s'absente, ou part en campagne. Son statut est confirmé par le fait qu'elle fut décrite dans les textes, comme faisant partie de l'entourage du Roi, en particulier lors d'un voyage en Nubie où sera prise la décision de construction du temple d'Abou-Simbel. Néfertari est aussi dépeinte dans les représentations de la même taille que Ramsès II, une rareté en Égypte, ce qui indique son importance aux yeux du souverain.
 
Ramsès II va témoigner d'une immense affection pour son épouse, comme cela fut écrit sur les murs de la tombe de la Reine. Cela montre que leur mariage ne fut pas simplement une question de commodité, ou un moyen d'accumuler plus de pouvoir et d'alliances, mais qu'il fut fondé autour de l'attachement émotionnel. 
Vers 1240 sa prédominance semble s'affaiblir car ses représentations à côté du Pharaon deviennent rares. Sa santé se serait détériorée autour de ses 25 ans. Sa dernière représentation fut sur une stèle de Heqanakht, le vice-Roi de Nubie, où elle est montrée accompagnée de sa fille
Méritamon (ou Merytamen) faisant des offrandes au temple d'Abou-Simbel. Dans un registre inférieur le vice-Roi est montré en adoration devant Néfertari. Peu de temps après la Reine disparaît tout à fait de la scène. Elle meurt en 1255/1254, à l'âge d’environ quarante ans, avant le jubilé de la trentième année de règne de Ramsès II et surtout bien avant lui. C'est alors Isis-Nofret I qui devient Grande Épouse Royale.

Rarement une Reine aura reçu autant d'égards. Deux monuments de grande importance témoignent du rôle prépondérant qu'elle joua et du prestige indéniable dont elle bénéficia : Sa splendide tombe de la vallée des Reines et le petit temple d'Abou-Simbel. Le Roi fera construire à coté de son sanctuaire, ce temple dédié à Néfertari et à Hathor, Déesse de la joie, de la musique, de la beauté et de l'amour que Néfertari incarnait sur terre. Par cet acte elle fut très probablement la seule femme Égyptienne royale, autre que la Reine Tiyi I à être divinisée au cours de sa vie. Elle suivit les traces de cette Reine, en ayant un temple dédié en son honneur. Dans ce temple, ses sculptures ont la même taille que celles du Pharaon ce qui est très rare dans l'histoire Égyptienne.

Son tombeau, QV66, largement décoré, est le plus grand et le plus spectaculaire de la vallée des Reines. Il fut découvert en 1904 pendant la deuxième campagne de fouilles d'Ernesto Schiaparelli. La tombe avait déjà été ouverte et pillée vers la fin du Nouvel Empire (1549-1080). On y a retrouvé tout de même des vestiges du mobilier funéraire et des fragments du couvercle de son sarcophage, aujourd'hui au Musée Égyptien du Caire. On retrouva également des morceaux de momie, trois grands vases en morceaux, des bijoux, trente quatre oushebtis au nom de Néfertari, des figurines, des émaux, des textes écrits sur des bandeaux, etc...

 

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