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Otan, Russie...amis, ennemis : Trump brouille les cartes

Test Acount Lundi 09 Juillet 2018-12:47:34 Actualités Internationales
Le président US Trump lors d'une réunion publique à Great Falls, le 5 juillet 2018 dans le Montana
Le président US Trump lors d'une réunion publique à Great Falls, le 5 juillet 2018 dans le Montana

Pour Donald Trump, "les pires ennemis" de l'Amérique sont parfois ses "soi-disant amis".

La semaine qui s'ouvre donnera l'occasion au président américain de décliner cette surprenante doctrine diplomatique, au risque d'accroître encore les tensions avec des alliés déboussolés. Bruxelles, Londres, Helsinki: sommet de l'Otan, escale au Royaume-Uni qui s'annonce houleuse, puis tête-à-tête avec Vladimir Poutine. L'enchaînement est spectaculaire, et à haut risque, selon l’AFP.

La séquence G7/Singapour est dans tous les esprits, lorsque, en l’espace de quelques jours, il avait traité le Premier ministre canadien Justin Trudeau de "malhonnête" et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un de "très doué". Nombre d'observateurs redoutent un bis repetita estival: "Il engueule les alliés puis il embrasse l'adversaire", résume laconiquement un diplomate européen.

Jusqu'où ira le tempétueux locataire de la Maison Blanche? Des deux côtés de l'Atlantique, tout le monde s'interroge.

Ce président qui aime choquer pour mieux galvaniser sa base, et qui semble désormais déterminé à pousser très loin la déclinaison de "L'Amérique d'abord", transformera-t-il en profondeur l'alliance transatlantique, pierre angulaire des relations internationales depuis plus d'un demi-siècle?

A écouter les membres de son administration, le sommet de Bruxelles devrait être classique, harmonieux et sans accrocs.

"Le thème central de ce sommet sera l'unité et la force de l'Otan", affirme Kay Hutchison, ambassadrice des Etats-Unis à l'Otan, évoquant la solidarité entre ses 29 membres et dénonçant les "actes néfastes" de la Russie et ses tentatives visant à "semer la division".

Depuis plusieurs mois, pourtant, le magnat de l'immobilier, qui veut se démarquer à tout prix de tous ses prédécesseurs, démocrates comme républicains, s'emploie à distiller un tout autre message.

Cette semaine, devant une foule électrisée dans le Montana, il a réservé ses tirades les plus agressives aux alliés de l'Otan "qui doivent commencer à régler leurs factures", soulignant que les Etats-Unis en avaient assez d'être "les couillons qui payent tout".

Et n'a pas manqué d'égratigner "Angela" (Merkel).

Lorsqu'il est passé à Vladimir Poutine, pas un début de réserve ou critique, de l'Ukraine à la Syrie, mais l'espoir mille fois répété d'aboutir à "une bonne relation".

Régulièrement, il oblige ses équipes à de difficiles contorsions, comme lorsqu'il met en avant les dénégations de Poutine sur l'interférence russe dans l'élection présidentielle de 2016, semblant donner raison à l'homme fort du Kremlin contre les agences de renseignement américaines.

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