Ouganda : Première comparution du chef du groupe rebelle musulman ADF

Dalia Hamam Mercredi 16 Mai 2018-22:41:35 Bonjour l'Afrique
Le chef du groupe rebelle musulman ADF, Jamil Mukulu, à son procès à Kampala, le 14 mai 2018
Le chef du groupe rebelle musulman ADF, Jamil Mukulu, à son procès à Kampala, le 14 mai 2018

Le chef des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe rebelle armé ougandais actif en République démocratique du Congo (RDC), a comparu lundi devant la justice à Kampala, où il est accusé de crime contre l'humanité. Jamil Mukulu est en détention provisoire depuis juillet 2015, lorsqu'il avait été extradé depuis la Tanzanie où il avait été arrêté quelques mois auparavant. Opposés au régime du président ougandais Yoweri Museveni, les rebelles musulmans des ADF sont notamment accusés par la RDC et l'ONU d'être responsables de massacres des civils ayant fait plusieurs centaines de morts dans la région de Beni (est de la RDC) depuis octobre 2014.

Lors de l'audience lundi, Jamil Mukulu a clamé son innocence. "Je ne suis pas un meurtrier. Ils veulent nous assassiner", a-t-il lancé aux journalistes. Il a comparu aux côtés de 34 co-accusés, qui ont tous affirmé par l'intermédiaire de leurs avocats avoir été torturés lors de la détention.

Tous seront jugés par une chambre spéciale de la Haute cour de justice, la plus haute juridiction ougandaise, mise en place il y a une dizaine d'années pour juger les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Créés en 1989 pour défendre les droits de musulmans s'estimant bafoués par le régime de Kampala, les ADF (Allied Democratic Forces) avaient été progressivement repoussés vers l'ouest par l'armée ougandaise, jusqu'à s'installer dans l'est de la RDC, une région riche de ressources naturelles et en proie à de nombreux conflits armés.

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