Par une volonté d’acier inébranlable l’Egypte poursuit son combat acharné contre le terrorisme

Test Acount Jeudi 07 Novembre 2019-22:32:18 Actualités
Discours d’Al-Sissi à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Prophète
Discours d’Al-Sissi à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Prophète

Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a prononcé hier jeudi un discours lors des célébrations du ministère des Waqfs à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (Mouled Al-Nabi), à travers lequel il a tenu à  mettre l’accent sur plusieurs points importants.

Après avoir observé une minute de silence en la mémoire des martyrs de la Nation, le Chef de l’Etat a commencé son discours par rappeler à l’assistance et au peuple égyptien un attentat terroriste lâche ayant visé des fidèles dans une maison de culte, perpétré par des criminels dépourvus de toutes les valeurs humaines et de toute pitié, à laquelle appelait notre cher Prophète (paix et salut sur lui - PSL).

« Alors que nous célébrons l’anniversaire de la naissance de notre Prophète (PSL), le messager de la miséricorde, nous nous demandons comment des gens peuvent commettre de tels actes aussi odieux ! Nous nous étonnons comment ils sont capables de perpétrer ces crimes, tout en se proclamant musulmans, c’est-à-dire appartenant à l’islam, à cette religion qui préconise la tolérance et la clémence », s'est lamenté le Président Al-Sissi, choqué de la logique de certains leur permettant d’ôter la vie à des enfants, des vieilles personnes et à des êtres innocents.

 Les paroles du Prophète Mohamed, paix et salut sur lui, constituent des stratégies transposables en politique, en traditions et coutumes, a affirmé Al-Sissi.
"Quand on parle de fraternité, quelles sont les politiques relatives à l'être humain en Egypte pour que la fraternité règne entre toutes les communautés du peuple, avec leurs convictions, leurs cultures, leurs pensées et leurs traditions différentes? Comment construire la fraternité? Ce mot a été dit par le Prophète Mohamed, mais nous ne l'appliquons pas", a indiqué le Raïs.

"Que dit la religion au sujet du mensonge que nous voyons actuellement?", a repris Al-Sissi, évoquant la diffusion irresponsable de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, ajoutant que Dieu "nous demandera des comptes pour chacun de nos actes".

"Des mensonges sont publiés tous les jours sur les réseaux sociaux... je ne parle pas de terrorisme... la réalité du terrorisme, de la destruction et de la dévastation que vivent les pays islamiques et qui ont fait beaucoup de victimes notamment dans ces pays, ne seront éradiqués que si nous tous sommes convaincus de la nécessité de le faire", a-t-il martelé.

Le Raïs a par ailleurs rappelé aux Egyptiens le fait que leur pays a affronté au cours des quelques dernières années une guerre au sens propre du mot. Il s’agit d’une guerre sur tous les volets visant à détruire l’Etat et à épuiser ses forces afin d’empêcher sa stabilité et sa prospérité. Une guerre pilotée par quelques-uns croyant à tort que les Egyptiens s’arrêteraient d’avancer sur la voie du développement et de la construction. Ces individus pervers, poursuit Al-Sissi, sont appuyés par des puissances extérieures qui leur fournissent des armes, des fonds et des terroristes, dans l’objectif de déployer leur hégémonie sur la région et entraver l’Egypte de tenir son rôle régional renforçant la paix, la stabilité et la sécurité au Proche-Orient secoué par de fortes crises.

Al-Sissi a salué l’assistance, tout en affirmant que « ceux qui sont présents (dans la salle) aujourd’hui sont des phares chargés de dissiper l’obscurité ». Et de réitérer que les attentats terroristes visant l’Egypte ont pour but de lui mettre des bâtons dans les roues pour empêcher que son économie décolle. «Les idées subversives ne construisent ni les nations ni les peuples ni les civilisations », a-t-il tempêté.

Al-Sissi a poursuivi que les pays en proie  aux frappes terroristes et à la radicalisation à travers le monde deviennent incapables de réaliser un développement et un progrès réels. « La reconstruction de la Syrie, à titre d’exemple, exige 250 milliards de dollars afin de rétablir la sécurité et la stabilité qui sont une responsabilité commune qui incombe non seulement à la Police civile et aux Forces armées mais à toute la société », a noté le Raïs, avant de rassurer le peuple égyptien du fait que la pensée destructrice ne va pas nous dominer et ne va pas non plus nous entraver.

« Nous ne souhaitons pas porter atteinte à l’image de la religion. Mais la véritable  altération de la religion est le résultat des idées extrémistes et terroristes. L’image des Musulmans en a été négativement affectée », a signalé Al-Sissi. Ceci étant, l’Etat égyptien avec toutes ses institutions  était contraint de procéder à plusieurs volets simultanément afin d’être en mesure d’avorter en toute fermeté et force ces plans diaboliques. Sur le plan sécuritaire, l’Egypte veille à affronter quiconque se permettrait de tenter de mettre en danger sa sécurité et sa stabilité en prenant les mesures de défense nécessaires. Ceci dit, les Forces armées tiennent à constamment mettre à jour ses capacités pour sécuriser les frontières et se venger pour ses enfants tombés en martyrs. « Le sang de nos martyrs ne sera pas vain », a-t-il martelé.

A cette occasion, le Président Al-Sissi a chargé le chef d’état-major des Forces armées de rétablir la sécurité et la stabilité au Sinaï dans l’espace de seulement trois mois, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, promettant l’usage de la force absolue contre quiconque oserait chercher à mettre en péril l’Egypte. Le Président a à cet effet dit que les Forces armées et la Police civile vont poursuivre la lutte contre le terrorisme pour l’éradiquer et le vaincre.

Sur le volet économique, l’Egypte, convaincue que le développement est une des armes de la lutte contre le terrorisme, s’est engagée dans un processus de développement et de construction pour lancer une véritable renaissance reposant sur des plans de réformes dans tous les domaines afin d’être capables d’atteindre des taux de croissance élevés et mettre en place une infrastructure moderne.

Al-Sissi a dévoilé, pour la première fois, qu'il avait tenté, pendant plusieurs mois, de convaincre le juge Adly Mansour, ancien Président de la République, de se présenter à la Présidentielle, mais ce dernier a catégoriquement refusé vu que cette position constitue un grand défi.

Le Chef de l'Etat a rappelé avoir demandé aux citoyens d’investir la rue pour le mandater de mettre fin au terrorisme et construire la patrie. Al-Sissi a souligné sa détermination inébranlable à faire face au terrorisme, notant que le peuple égyptien est en lutte continue contre le terrorisme qui porte atteinte à la nation et à la religion.

Al-Sissi a décerné l'Ordre des Arts et des Sciences de première classe, à nombre de personnalités d'Egypte et de l'étranger ayant enrichi la pensée islamique à travers leurs connaissances, notamment dans le domaine de la Da'wa (prédication). Parmi les personnalités égyptiennes et étrangères honorées, figurent entre autres l'ancien sous-secrétaire au ministère des Wakfs pour les affaires financières et administratives, Sayed Ibrahim Ahmed Chahine, l'imam et prédicateur de la mosquée de Salah Eddine Al-Ayyoubi au Caire, Cheikh Yosri Mahmoud Chafik, le Secrétaire général de la Ligue du monde islamique, Mohamed ben Abdel Karim El-Issa, le président du Conseil supérieur des affaires islamiques au Tchad, Dr Mohamed Khater.

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