Paris : Attaque au couteau : L’assaillant fiché S, ses parents en garde à vue

Lundi 14 Mai 2018-13:09:54 Actualités Internationales
Le ministre de l'Intérieur, Collomb, préside une réunion d'état-major, après l'attaque jihadiste à Paris.
Le ministre de l'Intérieur, Collomb, préside une réunion d'état-major, après l'attaque jihadiste à Paris.

L'attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe Etat islamique, et qui a coûté la vie samedi soir à un passant, a été perpétrée par un Français de 20 ans né en Tchétchénie, qui était fiché S, et dont les parents ont été placés dimanche en garde à vue.

Le jeune homme, abattu par les policiers juste après l'attaque, "est un Français né en Tchétchénie" en novembre 1997. "Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin", a déclaré à l'AFP une source judiciaire.

La Tchétchénie est une république musulmane russe du Caucase, théâtre de deux guerres dans les années 1990 et 2000. Selon l'agence de presse publique russe Ria Novosti, l'ambassade de Russie en France a demandé aux autorités françaises des "informations sur la nationalié de l'assaillant".

S'il n'avait pas d'antécédent judiciaire, le jeune homme était en revanche fiché S (pour "sûreté de l'Etat"), et donc connu des services de police, ont indiqué des sources proches de l'enquête, sans en préciser les motifs. Un passant français, âgé de 29 ans, a été tué et quatre personnes blessées par cet homme armé d'un couteau qui a crié "Allah Akbar", selon deux témoins. Les blessés sont hors de danger, a annoncé dans la nuit le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui dimanche matin, a présidé une réunion d'état-major au ministère de l'Intérieur.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui a frappé plusieurs fois la France depuis 2015, a rapidement revendiqué l'attaque. "L'auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l'Etat islamique", a déclaré une "source sécuritaire" à Amaq, l'organe de propagande de l'EI.

"La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté", a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter.

Le Premier ministre Edouard Philippe a salué "l'exceptionnelle réactivité des forces de police", dont l'intervention en quelques minutes a permis d'éviter "un bilan plus lourd".

L'agression a eu lieu peu avant 21H00 dans le IIe arrondissement, en plein coeur de Paris, près de l'Opéra, un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres.

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