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Pharos Holding prévoit un essor économique égyptienne dans les cinq prochaines années

Dr Nesrine Choucri Lundi 14 Janvier 2019-13:30:14 Economie
Pharos Holding
Pharos Holding

Le groupe de services financiers "Pharos Holding" a dit prévoir l'essor de l'économie égyptienne dans les cinq prochaines années, grâce aux mesures de réforme audacieuses prises par le gouvernement égyptien ces trois dernières années qui assureront durablement le redressement de l'économie. Dans un rapport annuel publié mardi et dont une copie a été livré à la Mena, "Pharos Holding" a expliqué que l'économie égyptienne avait montré des indices forts d'une reprise attendue dans les prochaines années: entre autres l'augmentation des virements opérés par les travailleurs égyptiens l'étranger, le redressement du secteur du tourisme, l'augmentation de la production de gaz et du pétrole ainsi que des investissements directs étrangers (IDE).
Le groupe financier prévoit la baisse du taux d'inflation en Egypte dans les prochaines années, pour atteindre 14.3% durant l'exercice financier 2018/2019 puis 10.7% pendant l'exercice 2019/2020, ce qui incitera la Banque centrale d'Egypte (BCE) à stabiliser les taux d'intérêt à leur stade actuel, soit 17.75% pendant le premier semestre de l'exercice actuel. La BCE sera encline à abaisser les taux d'intérêt au cours de l'exercice financier 2019/2020 à 15.75% puis à 13.73% en 2020/2021, sur fond de la stabilisation prévue de la politique monétaire mondiale.
Le ratio déficit courant/PIB passera de 2.4% pendant 2017/2018 à 1.7% fin 2018/2019, un recul qui sera attribuable à la baisse du déficit commercial des produits pétroliers, la hausse des recettes touristiques et l'augmentation des virements des Égyptiens à l'étranger, selon les prévisions de "Pharos Holding". Les IDE grimperont de 7.7 milliards de dollars en 2017/2018 à 9.3 milliards de dollars fins 2018/2019. Les réserves de change nettes auront tendance à se stabiliser en 2018/2019, à 44 milliards de dollars pour progresser dans les années suivantes, avec le redressement du tourisme, la stabilisation du niveau des virements et la force des IDE dans les secteurs du gaz et du pétrole. L'excédent budgétaire primaire progressera de 1.1% du PIB pendant l'exercice 2018%2019 alors que le déficit budgétaire tendra à se contracter de 9.6% du PIB à 7.7% en 2019/2020. La dette publique nette fléchira de 100.3% du PIB en 2017/2019 à 89.6% du PIB en 2020/2021, en raison de la croissance du PIB et de la réforme financière, selon le rapport annuel "Pharos Holding".

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