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Poutine propose un traité de paix avec le Japon cette année et “sans condition

Test Acount Jeudi 13 Septembre 2018-14:38:50 Actualités Internationales
Le président russe Poutine et le PM japonais Abe à Vladivostok, dans l'Extrême orient russe
Le président russe Poutine et le PM japonais Abe à Vladivostok, dans l'Extrême orient russe

Vladimir Poutine a créé la surprise hier mercredi en proposant au Japon de tourner la page de la Seconde guerre mondiale avec la signature historique d'ici à la fin de l'année et "sans condition préalable" d'un traité de paix, entravée jusqu'alors par la dispute territoriale sur les îles Kouriles, rapporte l'AFP.

Le président russe a fait cette proposition, accueillie plutôt froidement à Tokyo, sur la scène d'un forum économique à Vladivostok, dans l'Extrême orient russe, où le Premier ministre Shinzo Abe venait de lancer un appel en faveur de la signature d'un tel traité, sujet majeur de discussions ces dernières années entre Moscou et Tokyo.

Vladimir Poutine, qui s'était montré jusqu'alors très prudent sur ce sujet qui empoisonne des relations par ailleurs en plein développement, a expliqué que "l'idée lui (était) venue à l'esprit".

"Cela fait 70 ans que nous cherchons à régler nos différends. Cela fait 70 ans que nous menons des négociations (…). Shinzo a dit +Changeons d'approche!+. Et en effet: allons-y! Signons un traité de paix, pas maintenant mais d'ici la fin de l'année. Sans condition préalable", a déclaré Vladimir Poutine, accueilli par des applaudissements dans le public constitué en grande partie d'hommes d'affaires asiatiques et notamment japonais.

"Et ensuite, sur la base de cet accord de paix, comme des amis, nous continuerons à résoudre tous les sujets de discorde. Il me semble que cela rendrait plus simple de résoudre tous les problèmes que nous ne pouvons régler depuis 70 ans", a-t-il avancé.

Cette déclaration tranche avec les propos tenus jusqu'alors par le président russe à ce sujet lors de ces fréquentes rencontres avec Shinzo Abe ces dernières années. Il avait déclaré encore lundi qu'il serait "naïf de penser qu'on peut résoudre en une heure" le différend entre les deux pays, se disant simplement "prêt à chercher des solutions qui conviendraient à la fois à la Russie et au Japon".

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