Premiers secours, les gestes qui sauvent

Ingi Amr Dimanche 08 Septembre 2019-14:43:44 Chronique et Analyse
Premiers secours, les gestes qui sauvent
Premiers secours, les gestes qui sauvent

C'est la Journée mondiale des premiers secours. Des vies pourraient être épargnées si une personne sur cinq connaissait les gestes d'urgence. Des gestes simples qui, s'ils sont pratiqués rapidement et correctement, peuvent sauver des vies...

 

Les décès par mort subite représentent environ 1/5ème de la totalité des décès survenant chaque année. La plupart du temps, ils sont liés à un arrêt cardio-respiratoire. Sans une prise en charge rapide, les chances de survie à un arrêt cardiaque sont très minces. Voilà pourquoi il est important de connaître les gestes à adopter si vous êtes le témoin d'un tel accident (source passeportsanté.fr).

La première chose à faire quand on est le témoin d’un accident qui fait penser à un arrêt cardiaque, est de prévenir le sur-accident : il faut s’assurer que la victime est en sécurité, en lieu sûr. Il s’agit ensuite d’apprécier l’état de conscience de la victime, en posant des questions simples comme «Vous m’entendez ?» ou «Pouvez-vous me serrer la main ?».

Si la victime ne répond pas ou qu’elle ne réagit pas, il n’y a plus une minute à perdre : elle est inconsciente. Il s’agit du premier signe de l’arrêt cardio-respiratoire. Si le témoin de l’accident est seul, il est important d’appeler de l’aide.

Si le lieu est particulièrement isolé, il faut d’abord assurer la liberté des voies aériennes. Pour cela, desserrer ou dégrafer tout ce qui peut gêner la ventilation (cravate, ceinture, col trop serré...) est indispensable. Il importe également de basculer doucement la tête de la victime en arrière en élevant le menton, de manière à éviter que sa langue ne tombe au fond de la gorge et obstrue les voies aériennes.

Assurez-vous ensuite de l’absence de respiration de la victime : pour cela, penchez-vous sur la victime au niveau de sa bouche et son nez. Votre joue doit repérer le flux d’air expiré par le nez et la bouche, tandis que votre oreille doit détecter les bruits normaux ou anormaux de la ventilation (un sifflement ou un ronflement par exemple). Attention, des inspirations agoniques espacées (qu’on appelle des «gasps») ne doivent pas être considérées comme un signe de la respiration : elles n’ont aucune efficacité. Enfin, observez également si le ventre ou la poitrine se soulève sous l’effet de la respiration. En tout et pour tout, la recherche ne doit pas excéder 10 secondes. Rappelez-vous qu’il n’y a pas la moindre seconde à perdre !

Si la victime ne montre pas de signes de respiration, appelez immédiatement une équipe de secours médicalisée.

L'alerte donnée, il est temps de pratiquer la respiration artificielle, plus communément appelé le «bouche-à-bouche». Assurez-vous une nouvelle fois de l’absence de respiration, puis maintenez la tête de la victime en arrière et le menton en avant.

Pincez la partie souple du nez entre le pouce et l’index et ouvrez ensuite la bouche de la victime en maintenant le menton vers l’avant. Placez vos lèvres autour de la bouche de la victime puis soufflez progressivement pendant 1 à 2 secondes jusqu’à observer le début du soulèvement de la poitrine. Maintenir la tête de la victime en arrière, et écartez-vous de la victime pour regarder sa poitrine s’abaisser à nouveau. Puis prenez une autre inspiration et renouvelez la séquence pour obtenir deux insufflations efficaces. Cette pratique est indispensable pour faire redémarrer une oxygénation de la victime.

Si la victime n’a pas réagi à vos premières insufflations et vous avez perçu une absence de signe de circulation, il est temps de réaliser des compressions thoraciques. Pour cela, placez-vous à genoux au plus près de la victime et procédez à ces différentes étapes :

-Déterminer la zone d’appui. Repérez le creux situé en haut du sternum (à la base du cou) et placez-y l’extrémité de votre majeur. Placez ensuite le majeur de l’autre main à l’endroit du sternum où les côtes se rejoignent. La zone d’appui se situe juste au niveau des deux pouces.

- Appuyer le «talon» d’une main (c'est-à-dire le bas de la paume) sur la zone d’appui. L’appui doit toujours se faire sur le sternum, au niveau de la ligne médiane et non sur les côtes.

- Placer l’autre main au-dessus de la première, si possible en entrecroisant les doigts des deux mains.

- Réaliser des compressions thoraciques de 4 à 5 cm en restant bien vertical. Il est important de ne pas fléchir les coudes, de tendre les avant-bras dans le prolongement des bras, et de bien garder les mains en place entre chaque appui. De plus, la durée de compression doit être identique à celle du relâchement de la pression thoracique.

- Intercalez alors 2 insufflations toutes les 15 compressions thoraciques. Le passage des compressions aux insufflations doit être aussi rapide que possible.

La compression régulière du thorax peut assurer 20 à 30% du débit cardiaque normal, ce qui est suffisant pour garder en vie le cerveau de la victime le temps de la mise en œuvre du choc électrique externe.

L'arrêt cardiaque mis à part, que faire si une personne étouffe? (source sdis49.fr)

Il faut agir au plus vite.

Donnez un maximum de 5 claques dans le dos de la victime (entre les omoplates), afin de provoquer une toux et de déloger l'objet bloquant la respiration.

  • Si cette action ne suffit pas, effectuez un maximum de 5 compressions abdominales. Placez-vous derrière la victime et posez un de vos poings fermés entre le nombril et l'extrémité inférieure du sternum.

  • Le problème persiste. Alternez 5 claques dans le dos et 5 pressions abdominales.

  • La victime perd connaissance, posez-la délicatement au sol et alertez rapidement les secours. Entreprenez par la suite une réanimation cardio-pulmonaire en effectuant 30 compressions thoraciques.

  • Poursuivez la réanimation jusqu'à l'arrivée des secours ou jusqu'au retour d'une respiration normale.

En cas de saignement, que faire?

Dans un premier temps, évitez de mettre vos mains, non protégées, au contact du sang de la personne blessée. Demandez-lui d'effectuer un point de compression sur sa plaie. Si vos mains sont protégées, exercez directement une pression sur sa plaie. Allongez la victime en position horizontale. La vue du sang provoque souvent des malaises chez les victimes. Si la blessure ne cesse de saigner, appuyez plus fermement sur la plaie, et attendez l'arrivée des secours.

 

Apprendre les secours, c'est important

Lors d’un accident, chaque minute est vitale pour la survie de la victime. Réagir vite et prodiguer les gestes de premiers secours sauvent des vies.

Suivre une formation ou une initiation aux premiers secours ou à la prévention des risques est important. Se former est utile mais il faut surtout oser mettre les gestes en pratique.

Tout le monde peut être confronté à un accident. Avoir des connaissances élémentaires peut changer la donne. Savoir que, si un enfant avale du liquide vaisselle, il faut lui rincer la bouche et appeler immédiatement les secours et surtout ne pas le faire vomir. Savoir que, lorsque quelqu'un s'étouffe, il faut lui donner des tapes entre les omoplates puis pratiquer la manoeuvre de Heimlich – comprimer l'abdomen pour provoquer une toux qui expulse l'objet coincé. Savoir que face à une personne inconsciente qui ne respire plus il faut commencer par un massage cardiaque, et donc savoir le faire. Tout cela peut sauver des vies.

 

Secourir, c'est audacieux

Secourir quelqu'un est un acte sans doute audacieux. Avoir l’audace d'agir peut sauver une vie. Pour avoir de l'audace, il faut deux choses essentielles: l'intention et l'action.

L’intention, c’est le moteur des idées audacieuses et des solutions innovantes. C’est l’état d’esprit qui nous pousse à remettre en question le statu quo.
Ensuite, l’audace s’inscrit toujours dans l’activation de cette intention, c’est-à-dire dans l’action. (source: blog-bloomr.org)
Il n’existe pas d’échelle Richter de l’audace. Le périmètre de l’audace varie d’une personne à l’autre. Tout le monde n’a pas les mêmes peurs, la même zone de confort, ni les mêmes valeurs.

L’audace dépend de l’environnement dans lequel on évolue. Ce qui est très audacieux dans un environnement ultra-conservateur ne le sera peut-être pas du tout dans un cadre très permissif.

Il y a des chances pour qu’on t’ait appris à respecter les règles plutôt qu’à les enfreindre, à faire profil bas et à rentrer dans les rangs plutôt qu’à chercher à te démarquer. Que ce soit par les parents, à l’école ou en entreprise, la rébellion est rarement encouragée. Ou alors, uniquement lorsqu’elle est couronnée de succès. Mais l’audace demande aussi de savoir affronter les échecs.

Avoir de l’audace c’est être capable d’agir sans craindre les conséquences. L’audace peut mener à des grandes réussites…ou pas. D’où l’importance de s’habituer à échouer, à se relever et à rebondir afin de réussir à oser à nouveau.

L’audace demande une capacité à saisir les opportunités, à voir du potentiel dans une situation difficile ou bloquée, à avoir le courage d'agir.

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