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Quand les adolescentes retouchent leurs selfies…

Test Acount Mercredi 27 Février 2019-13:13:02 Jeunesse
Quand les adolescentes retouchent leurs selfies…
Quand les adolescentes retouchent leurs selfies…

Un photographe a demandé à des ados de retoucher leur portrait jusqu'à ce que l'image soit « prête pour les réseaux sociaux ». Pourquoi postons-nous des selfies ? Pour recevoir des likes ? Des compliments ?

Le photographe John Rankin Waddell a demandé à des ados de retoucher leur portrait jusqu’à ce qu’elles l’estiment « prêt à être posté sur les réseaux ».

Selfie Harm : elles retouchent leur selfie pour les réseaux

Ce projet s’intitule Selfie Harm (un jeu de mot avec « self-harm » qui signifie « se faire du mal à soi-même ») (toujours aussi concise cette langue française).

John Rankin Waddell veut mettre en avant la pression sur l’apparence que les réseaux sociaux font peser en particulier sur les jeunes femmes.

Une petite dizaine d’adolescentes de 14 à 18 ans se sont prêtées au jeu, révélant l’impact des images « sociales » sur l’image qu’elles ont d’elles-mêmes, explique le photographe :

 « Elles imitent leurs idoles, grossissent leurs yeux, rapetissent leur nez et éclaircissent leur teint, tout ça pour des likes.

 C’est juste une raison de plus pour laquelle nous vivons dans un monde de tristesse, d’anxiété et de dysmorphie. »

La dysmorphie est ce phénomène qui fait qu’on amplifie la perception de ce que l’on pense être un défaut. Le photographe fait ici directement référence à la « dysmorphie Snapchat », la tendance des patientes en chirurgie esthétique à vouloir ressembler à leurs selfies retouchés.

Les réseaux sociaux, source de complexes ?

Même si l’impact des réseaux sociaux sur l’estime de soi est difficile à mesurer, leur usage peut être corrélé à des symptômes dépressifs chez les jeunes et être à la source de comparaison négative avec des modèles normés. Difficile aussi de savoir si les retouches effectuées par les adolescentes visent à correspondre aux normes visuelles des images sociales ou à effacer leurs complexes…

Le photographe souligne néanmoins que la plupart des participantes préféraient leur portrait original à l’image retouchée.

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