Rania, femme chauffeur de bus

Walaa Al-Assrah Samedi 02 Juin 2018-15:06:18 Femme
Rania, femme chauffeur de bus
Rania, femme chauffeur de bus

C’est vrai, il est prouvé de jour en jour que la femme peut tout faire. Plusieurs obstacles l’ont entravée et pourtant, elle les a dépassés. Elle a pu prouver à tout le monde qu’elle est capable de tout faire et dans les pires circonstances. Si pendant longtemps, certaines professions étaient plus masculines et d’autres plus féminines, aujourd’hui, les choses ont heureusement évolué. Et dans les deux sens. L’infirmière peut être un infirmier et l’"institutrice" de maternelle ... un "instituteur" ! A l'inverse, les professions de boucher, de boulanger ou de chauffeur de bus se féminisent. Notre femme aujourd’hui on est l’exemple. Rania est devenue chauffeur de bus après la mort de son mari.

Par une température de 40 C, elle conduit sous cette chaleur brûlante pour trouver son gagne pain et pour apporter de l’argent à ses enfants.

Elle explique qu’il est sûr qu’il faut avoir du caractère et qu'il faut être assez ouverte. Quelqu’un de trop timide n’y arrivera pas. Pour être conductrice, il faut avoir un peu de caractère, aimer les gens, avoir la fibre commerciale et savoir gérer le stress vis-à-vis des horaires, de la circulation, des clients. Surtout, il faut être préparée et elles l'ont bien été. Les femmes doivent prévoir une organisation adaptée aux horaires.

Rania ajoute qu’exercer cette profession, pour une femme, n’est pas une évidence ou un choix, c'était pour elle une obligation. Il y a d’abord le regard des autres. Conduire un bus a longtemps été un métier davantage réservé aux hommes. " En tant que femme, je me suis faite chambrer gentiment. Au début, on parlait de moi en disant, "petit bout de femme". Maintenant, c’est fini. Nous sommes désormais sur un même pied d’égalité avec nos collègues masculins."

 

en relation