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SNCF : Gouvernement et direction repartent à l’offensive

Dimanche 13 Mai 2018-13:02:29 Actualités Internationales
SNCF : Gouvernement et direction repartent à l’offensive
SNCF : Gouvernement et direction repartent à l’offensive

Le gouvernement et la direction de la SNCF sont repartis à l'offensive vendredi, occupant le terrain médiatique avant la consultation des salariés sur la réforme ferroviaire annoncée par les syndicats du 14 au 21 mai et la journée "sans cheminots" prévue lundi.

La ministre des Transports Elisabeth Borne, boudée par les syndicats depuis trois semaines, a repris langue avec l'Unsa (2e syndicat de la SNCF) et la CFDT (4e), venus lui présenter vendredi matin leurs amendements à la réforme ferroviaire, qui doit être discutée fin mai au Sénat. Ni la CGT cheminots, le premier syndicat de l'entreprise, ni SUD Rail (3e) n'ont répondu à l'invitation de Mme Borne.

"Nous avons commencé un travail très précis dans un échange que l'on peut qualifier de négociation. On est vraiment dans l'ouverture d'une négociation aujourd'hui, on peut le dire", a commenté le secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots, Sébastien Mariani.

Mme Borne était "disposée à discuter", a-t-il ajouté auprès de AFP, tout en jugeant "prématuré" de "parler d'avancées".

Reçue après la CFDT, l'Unsa a qualifié la réunion d'"intéressante" mais "continue la mobilisation" en attendant de voir ce qui sera retenu in fine de ses propositions. Cette "pression qu'on met sur le ministère, c'est un des leviers pour faire bouger les choses", a relevé Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire. "On a deux organisations syndicales qui souhaitent être forces de proposition", a indiqué Elisabeth Borne à l'AFP, ajoutant que "les échanges vont se poursuivre dans les prochains jours".

Les discussions portent non seulement sur les amendements, mais aussi sur les futures négociations au sein de la branche ainsi que sur le financement du secteur ferroviaire, a-t-elle précisé.

D'ici le passage au Sénat, le 23 mai en commission et le 29 dans l'hémicycle, le Premier ministre Edouard Philippe doit aussi dire comment il compte reprendre une partie de la colossale dette de la SNCF et annoncer davantage d'investissements pour rénover le réseau. De quoi rassurer les élus et les organisations syndicales. "Nous vivons un moment charnière", a estimé le patron de la SNCF Guillaume Pepy.

Dans une interview au Parisien, il s'est adressé directement à ses clients, alors que la grève lancée deux jours sur cinq depuis début avril doit reprendre dimanche pour le 9e épisode.

"Ces grèves à répétition sont déjà ultra-pénalisantes pour les salariés modestes qui n'ont pas de voiture, pour les plus fragiles comme les chômeurs, les gens qui ont des handicaps mais aussi pour les étudiants", a-t-il déclaré.

 

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