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Syrie : Un premier groupe rebelle a débuté son retrait après l’accord russo-turc, selon l’OSDH

Test Acount Lundi 01 Octobre 2018-12:58:57 Actualités
Un premier groupe rebelle a débuté son retrait après l’accord russo-turc
Un premier groupe rebelle a débuté son retrait après l’accord russo-turc

Un groupe rebelle pro-turc a commencé à se retirer de la future "zone démilitarisée" dans le nord-ouest de la Syrie, une première depuis l'accord conclu entre Moscou et Ankara qui doit permettre d'éviter une offensive meurtrière du régime sur la province d'Idleb, a rapporté hier dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Des unités de Faylaq al-Cham se retirent depuis dimanche matin avec leurs armes lourdes, dont des chars et des canons, du sud de la province d'Alep et de la banlieue ouest de la ville" du même nom, situées "dans la zone démilitarisée" prévue par l'accord, a dit à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

"Il s'agit du premier groupe à se retirer depuis la conclusion de l'accord", a-t-il ajouté. Dans l'immédiat, ce groupe rebelle, Faylaq al-Cham, n'a pas fait de commentaire officiel.

Conclu à Sotchi (Russie) le 17 septembre, l'accord russo-turc a permis d'éloigner, à court terme, la perspective d'une offensive militaire du régime syrien. Il prévoit la création d'ici au 15 octobre d'une "zone démilitarisée" de 15 à 20 km de large, sous contrôle de la Russie et de la Turquie. Mais sa mise en application est soumise à la capacité - principalement d'Ankara - de faire accepter l'accord aux divers groupes rebelles et jihadistes.

En forme de fer de cheval, la future "zone démilitarisée" doit servir de tampon entre les territoires tenus par le régime syrien et ceux acquis aux insurgés. Elle concerne la province d'Idleb et des secteurs des régions voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié, qui constituent ensemble le dernier bastion insurgé dans la Syrie en guerre. Selon les termes de l'accord de Sotchi, toutes les armes lourdes des groupes rebelles et jihadistes doivent quitter d'ici mi-octobre la future "zone démilitarisée".

La partie est toutefois loin d'être gagnée: samedi, Jaich al-Ezza, un groupe rebelle actif dans le nord de la province de Hama, a dit rejeter l'accord russo-turc, tout comme l'avait déjà fait le groupuscule jihadiste Houras al-Din, lié à Al-Qaïda. Le principal groupe jihadiste, Hayat Tahrir al-Cham (HTS), qui domine plus de la moitié de la région d'Idleb, n'a lui toujours pas donné de décision.

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