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Tour d’horizon dans le monde des rêves

Ingi Amr Dimanche 01 Juillet 2018-12:27:22 Chronique et Analyse
Tour d’horizon dans  le monde des rêves
Tour d’horizon dans le monde des rêves

Les rêves sont tout un monde à part. Un monde mystérieux et paradoxal qui a toujours soulevé des interrogations que ce soit par les gens ou par les scientifiques. Pourquoi rêve-t-on? Comment rêve-t-on? Quand est-ce qu'on rêve? Que signifient nos rêves? Les questions sont multiples.

 

Les rêves sont-ils «utiles»? Ou sont-ils le résultat des errements de notre pensée nocturne? Les psychologues ne sont pas unanimes. Freud voyait dans nos songes une échappatoire aux tensions psychiques néfastes accumulées pendant la journée. Dès les années 1980, Francis Crick, Prix Nobel de médecine, formulait une hypothèse selon laquelle les rêves permettraient d'éliminer le flot d'informations superflues captées durant la journée, qui, en surchargeant le cerveau, risqueraient de lui être nocives. Ce qui expliquerait pourquoi leur contenu n'a souvent aucun sens.

Importance des rêves

De nombreuses recherches attribuent aux rêves un rôle bénéfique sur nos émotions. Dans les années 1990, le neuroscientifique US Matthew Walker, souligne que les rêves agissent comme un baume pour adoucir l'amertume des expériences vécues dans la journée précédente.

En 2000, le psychologue finlandais Antti Revonsuo élabore une théorie selon laquelle nos rêves nous plongent parfois dans des scénarios catastrophiques pour mieux nous préparer à réagir aux situations stressantes dans la réalité. Nous faisons donc des cauchemars, pour réguler nos peurs véritables.

Tout commence dans l'hippocampe, une zone du cerveau connue pour son rôle central dans la mémoire. C'est là que s'élaborent les histoires effrayantes qui se concrétisent en cauchemars. Une fois le scénario en place, ces souvenirs activent l'amygdale, qui abrite la mémoire de la peur. Et pour cause: elle croit revivre un souvenir dangereux! Elle déclenche chez le dormeur les émotions de peur. Mais la plupart du temps, le cortex préfrontal intervient pour atténuer les souvenirs des peurs.

Selon Tore Nielsen, neuroscientifique canadien, les cauchemars remplissent une fonction capitale: celle de réécrire les souvenirs de nos peurs les plus perturbantes pour les neutraliser.

Peut-on contrôler nos cauchemars?

Oui c'est possible par le biais du rêve lucide. C'est une technique qui consiste à prendre connaissance de son rêve pour en changer le déroulement. La première étape pour un individu est de constater qu’il fait un cauchemar afin de parvenir à s’éveiller. Le cauchemar cesse lorsque la personne se réveille. Celle-ci peut ensuite s’endormir de nouveau. Une fois que cette technique est mieux maîtrisée, la personne peut réussir à modifier le cours de son rêve sans devoir s’éveiller.

Quand est-ce qu'on rêve?

Détecter, dans le cerveau, les moments où l'on rêve n'est pas une tâche facile. Depuis un demi-siècle, les scientifiques essaient de savoir à quel moment exactement les rêves se forment.

Il faut donc préciser les phases du sommeil. Elles sont cinq:

L’endormissement est composé de deux stades : la somnolence et l’assoupissement. La somnolence se caractérise par une perte de tonus musculaire et un ralentissement du rythme cardiaque, avant de s’assoupir.

Le sommeil léger représente 50 % du temps de sommeil complet pour une nuit. Durant cette phase, la personne est assoupie, mais elle est très sensible aux stimuli externes.

Le sommeil lent profond est la phase d’installation au sommeil profond. C’est à ce moment que l’activité cérébrale ralentit le plus.

Le sommeil profond est la phase la plus intense de la période de repos, durant laquelle l’ensemble du corps (les muscles et le cerveau) est endormi. Cette phase est la plus importante du sommeil car elle permet de récupérer la fatigue physique accumulée.

Le sommeil paradoxal est appelé ainsi car à ce stade le cerveau émet des ondes rapides, les yeux de la personne sont en mouvement et la respiration devient irrégulière. Alors que ces signes peuvent laisser croire que la personne est sur le point de s’éveiller, elle se trouve encore dans un sommeil profond. Bien que les rêves puissent survenir durant d’autres phases telles que le sommeil léger, ils se manifestent principalement durant la phase du sommeil paradoxal qui occupe environ 25% du temps de repos.

Dans 80% des cas, une personne ne se souvient de son rêve que si on la réveille pendant le sommeil paradoxal. Les neuroscientifiques ont donc conclu que les rêves avaient lieu durant cette phase.

Interpréter les rêves

Le désir d’interpréter et de comprendre les rêves remonte à la mythologie grecque, lorsque ces derniers étaient étroitement associés aux divinités. A l'époque moderne, c'est le célèbre psychiatre et neurologue Sigmund Freud qui a été le premier à parler de l'interprétation des rêves. Selon lui comprendre ses rêves aboutirait à comprendre son inconscient. D'après Freud, nos rêves seraient le reflet de nos désirs refoulés par notre inconscient.

Pourtant, le rêve n'est pas toujours interprétable.

Rêve qui se répète

Le rêve récurrent est comme un message de l'inconscient. Courir en vain pourrait, par exemple, signifier que l'on cherche toujours sa voie, qu'il existe un manque mais là seul le rêveur est capable de trouver le sens de son rêve en fonction de ses attentes et ses envies pour l'avenir.

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