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USA : Le futur secrétaire d’Etat promet d’être ferme mais pas va-t-en-guerre

Samedi 14 Avril 2018-15:24:34 Actualités Internationales
USA : Le futur secrétaire d’Etat promet d’être ferme mais pas va-t-en-guerre
USA : Le futur secrétaire d’Etat promet d’être ferme mais pas va-t-en-guerre

Le futur secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a tenté jeudi, lors de son audition par le Congrès, de se défaire de son étiquette de "faucon" en promettant d'être ferme mais pas va-t-en-guerre, notamment sur l'Iran et la Corée du Nord.

"La guerre est toujours et doit toujours être en dernier ressort", a lancé le directeur de la CIA devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, appelée à confirmer ou non sa nomination par Donald Trump à la tête de la diplomatie américaine. Cet ex-militaire de 54 ans a assuré qu'il n'était ni le "faucon" ni le "va-t-en-guerre" souvent dépeint dans la presse.

Mike Pompeo doit remplacer Rex Tillerson, limogé en mars et souvent vu comme plus modéré que le président américain en politique étrangère. Sa nomination, avec celle de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale, a été jugée emblématique d'un durcissement de l'administration américaine.

Dans un communiqué jeudi soir, M. Bolton a tressé des louanges à son "bon ami" M. Pompeo. "Nous avons besoin de lui comme secrétaire d'Etat pour soutenir le président alors que nous sommes aux prises avec les questions de politique étrangère les plus difficiles de notre époque", a-t-il déclaré. S'il est confirmé par les sénateurs --un obstacle que cet ex-élu républicain du Kansas devrait franchir--, le chef espion qui a su gagner la confiance du président va se retrouver face à une série d'échéances délicates.

Sur la plus brûlante d'entre elles, il a estimé à plusieurs reprises que Donald Trump avait bien l'autorité légale nécessaire pour décider, si nécessaire, de frappes contre le régime de Damas en riposte à une attaque chimique présumée.

Mais outre cette crise qui rend de plus en plus dangereuse la confrontation avec la Russie, le président américain doit décider d'ici mi-mai s'il "déchire" l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, puis rencontrer d'ici début juin le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pour un sommet historique dont Washington espère qu'il ouvre la voie à une "dénucléarisation" de Pyongyang.

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